L’Archalchimie et le Grand-Œuvre Suprême

La Société des Archalchimistes

La SDAS’il existe une Société des Archalchimistes , il y a fort à présumer qu’existe également une discipline dont lesdits « Archalchimistes » puissent se réclamer, et en l’occurrence, l’Archalchimie. Pourtant, jusqu’au jour de la rédaction de cette page il n’en avait jamais été fait mention nulle part. Reste à savoir ce qu’elle représente et exprime en définitive, et quel en est le sens.

Tout individu intégrant cette société est de fait considéré comme tel. Bien évidemment, ce n’est pas le fait de cette intégration qui pourrait permettre de prétendre en maîtriser les secrets, comme il ne s’agit pas non plus d’un simple titre ronflant permettre d’accueillir « les nouveaux » en flattant leur ego. Pour correctement comprendre ce qu’est l’Archalchimie (toujours avec une majuscule à l’initiale), il faut se reporter à la racine de laquelle elle est issue: l’alchimie.

Rappel de la nature de l'alchimie

Il est un fait que si pour les chimistes contemporains bardés de diplômes, les alchimistes ne sont que les ombres d’un passé d’ignorance et de superstitions parmi tant d’autres, pour les alchimistes contemporains (dès la fin du XVIIIe siècle) les chimistes, pour leur part, ne sont que de vulgaires « garçons de laboratoire » sans envergure, sans instruction ni connaissances plus profondes que purement techniques, incapables d’obtenir quelque merveille de la part de Nature qui sorte des codifications scientistes rigides et purement mentale, donc sans âme. A titre de simple exemple, fabriquer un métal translucide est une impossibilité scientifique absolue, et pourtant une réalité alchimique très concrète, reproductible, et pouvant être prouvée de fait. Pour paraphraser en substance le physicien français Philippe Guillemant , l’esprit scientiste est mû par la nécessité de faire correspondre les lois de la nature à des modèles mentalement conçus par de brillants esprits, mais figés dans leur propre conception du monde, et non ouverts sur ses réalités. Mais au-delà des guerres de clochers comme on en trouve à tous les coins de rues, comment peut-on définir cette science d’un autre âge ayant perdu ses lettres de noblesse au siècle des « lumières » (permettez tout de même les guillemets)?

Pour répondre à cette question nous aurons recours à une référence assez peu contestée actuellement, à savoir « Wikipédia ». Pour résumer, il en est dit ce qui suit.

L'alchimie est une discipline qui peut se définir comme « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ». L'un des objectifs de l'alchimie est le grand œuvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, principalement des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l'argent ou l'or. Cet objectif se fonde sur la théorie que les métaux sont des corps composés (souvent de soufre et de mercure). Un autre objectif classique de l'alchimie est la recherche de la panacée (médecine universelle) et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie. La pratique de l'alchimie et les théories de la matière sur lesquelles elle se fonde, sont parfois accompagnées, notamment à partir de la Renaissance, de spéculations philosophiques, mystiques ou spirituelles.

Des pensées et des pratiques de type alchimique ont existé en Chine dès le ive siècle av. J.-C. et en Inde dès le vie siècle. L'alchimie occidentale, quant à elle, commence dans l'Égypte gréco-romaine au début de notre ère, puis dans le monde arabo-musulman, d'où elle se transmet au Moyen Âge à l'Occident latin, où elle se développe à la Renaissance et jusqu'au début de l'époque moderne. Jusqu'à la fin du xviie siècle les mots alchimie et chimie sont synonymes et utilisés indifféremment. Ce n'est qu'au cours du xviiie siècle qu'ils se distinguent et que l'alchimie connaît une phase de déclin, sans toutefois disparaître totalement, alors que la chimie moderne s'impose avec les travaux d'Antoine Lavoisier, et la découverte que les métaux sont des « substances simples ».

Le Laboratoire de l'Alchimiste (Jan van der Streat)

Outre la position partisane de Wikipédia en faveur de la science, nous le comprenons parfaitement d’ailleurs, nous souhaiterions rectifier le fondement de cette phrase, laquelle, présentée ainsi, est partiellement inexacte:

« La pratique de l’alchimie et les théories de la matière sur lesquelles elle se fonde, sont parfois accompagnées, notamment à partir de la Renaissance, de spéculations philosophiques, mystiques ou spirituelles ».

La pratique de l’alchimie n’est pas parfois accompagnée de spéculations philosophiques, mystiques, ou spirituelles. Elle leur a toujours été fondamentalement liée, c’est très différent, et la devise suivante en témoigne: « ORA ET LABORA » (qui signifie « Prie et travaille », d’où « oratoire » où l’on prie, et « laboratoire » où l’on travaille; les deux termes ayant une évidente racine commune). C’est ce qui distingue essentiellement l’alchimie de la chimie en tant que ce qu’il reste de l’alchimie après qu’elle y ait perdu son « âme ». Cette correction de la définition de l’alchimie apportée par Wikipédia est très importante car elle détermine le coeur-même de l’Archalchimie, seul dénominateur qui lui soit commun avec l’alchimie.

Le Livre Archalchimique de l'Anastase et de l'Enchaînement des Reflets Inversés

L’alchimie est en réalité (du moins elle le fût, lorsqu’elle n’était pas encore poursuivie essentiellement pour le goût du pouvoir, de la notoriété et de l’argent) une voie de réalisation de soi, de « libération spirituelle » selon la terminologie actuelle, fondée sur la recherche de la transmutation des éléments vils en précieux, en tant que reflet parfois spectaculaire mais surtout visible à l’oeil nu, de phénomènes obtenus intérieurement par l’alchimiste lui-même. Le premier laboratoire de l’alchimiste, c’est lui-même. Si lui-même parvient à réaliser le grand-oeuvre en lui, il y parviendra aussi extérieurement à lui, sinon certainement pas. C’est la raison pour laquelle les simples chimistes sont incapables de reproduire les mêmes effets pourtant dans les mêmes conditions, criant à la supercherie, alors que la science sait aujourd’hui que l’observateur d’un phénomène est une part intégrante et indissociable du phénomène observé, surtout en physique quantique, mais pas uniquement. Mais au royaume des aveugles les borgnes ne sont-ils pas rois?

L’alchimiste parvenant, selon l’art bien sûr, pas n’importe comment non plus, à transmuter du plomb en or, en sera capable car il sera parvenu à transmuter ses scories intérieures en réelle pureté énergétique, en ne laissant ainsi aucune scorie dans sa préparation, sinon il en persistera quoi qu’il fasse…! Si ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce qui est intérieur est comme ce qui est extérieur, en tant que projection extérieure de son monde intérieur, et cela pour chaque conscience.

Mais ce que l’alchimiste obtient sur la matière, l’Archalchimiste l’obtient sur le Vivant, sur le microcosme, et sur le macrocosme.

Ce que l'alchimiste obtient sur la matière, l'Archalchimiste l'obtient sur le Vivant, parce que tout est UN, tout est inter-relié.

L’Archalchimie n’est pas issue de l’alchimie, mais leurs fondements respectifs sont connexes, et leur objectif, en tout cas au niveau strictement individuel, sont équivalents, du moins, comme suggéré ci-dessus, tel a-t-il été aussi un jour celui de l’alchimie: l’accomplissement de soi sur tous les plans de conscience, et l’affranchissement de l’âme de ses limitations naturelles inhérentes à la condition à la fois strictement humaine et incarnationnelle, pour embrasser une réalité infiniment plus vaste de soi-même, propre au Soi Suprême.

Cercle de la Transmutation de la Conscience

L'Archalchimie - "Art Sacré" et "Science de la Lignée des Rois Sacrés"

L’Archalchimie est actuellement la voie royale de réalisation de soi hors de tout dogmatisme ou même étiquetage propre à la « spiritualité » (avec ou sans ses déviances constatées), néanmoins sans rien rejeter non plus, conformément aux grands classiques de la voie dite « du milieu » chère au Bouddhisme primordial. L’Archalchimie est fondée sur la recherche de la transmutation d’éléments intérieurs à soi-même, dont l’action est notamment capable de canaliser et verrouiller l’influence contaminatrice de certains éléments de nature psychique particulièrement durs et dont la mise en application du RiNIK  est le plus flagrant exemple, mais aussi d’enclencher une dynamique transmutatoire d’éléments vils en éléments précieux, d’éléments grossiers en finesse, de la bassesse en la noblesse, de l’animalité humaine propre au satanisme dont l’iconographie bestiale en témoigne, en nature humaine réalisée et accompli. Par effet de mise en résonance due à l’intrication entre certains éléments intérieurs et extérieurs à soi, l’effet obtenu par de telles opérations est une influence indirecte profondément harmonisatrice sur l’environnement proche et en moindre mesure sur l’environnement lointain de qui met ces techniques en pratiques et dont témoignent tous ceux qui s’y sont effectivement essayés de manière sérieuse, assortie de résultats relativement rapides. Il ne s’agit plus de transmuter les métaux vils en métaux précieux, mais les circonstances désavantageuses d’une existence ou d’une ou plusieurs réalités, et de proche en proche, du reste du monde aussi, conformément aux effets obtenus sur eux-mêmes par les Archalchimistes concernés. Le principe et l’objectif sont aussi anciens que le monde, mais les techniques permettant d’en obtenir les effets sont fondamentalement inédits et n’ont jamais été aussi puissants, précis, et rapides.

L’Archalchimie est propre à l’Âge de Diamant. Elle représente la voie courte de réalisation du Soi omniprésent en l’Humain, mais empêché de s’exprimer dû à l’ensemble des scories amoncelées au sein d’une nature humaine non-dégrossie. Cette quête de la réalisation n’est jamais entreprise dans le but de son obtention personnelle, mais pour l’élévation de conscience de toutes les âmes que l’Archalchimiste porte en lui-même en tant que parcelle holographique de la Création entière, comme tout un chacun le fait, très généralement dans l’ignorance encore des lois de la « reliance » telle que l’a mise en lumière le physicien français Philipe Bobola .

L’objectif ultime de l’Archalchimie, sa quête officielle et celle de celles et ceux qui l’embrassent, est donc la réalisation spirituelle et l’accomplissement collectifs des Humanités à travers l’Archalchimiste lui-même, par la transmutation du monde, de ses perversions et de ses obsolescences, en force d’évolution alimentant la Création en nouvelles réalités subtiles, ouvrant le passage à la concrétisation sur le plan physique de tous les « Possibles » Orthodols pour un monde, un univers, une Création resplendissants et régénérés, splendeurs rayonnantes de Vie, d’Unité et d’Amour-Force.

Le seul et unique laboratoire de l’Archalchimiste, c’est lui-même. S’il parvient à y réaliser le Grand-Œuvre Suprême, en transmutant sa nature humaine en sa véritable nature principielle d’Absolu, il parviendra à réformer le monde qui l’entoure par sa seule présence. Ce résultat pourra être obtenu par n’importe qui suivant lesdits « Cinq Piliers de la Perfection » , selon ces mêmes « Cinq Piliers », lesquels peuvent donc parfaitement s’appliquer à eux-mêmes (voir la présentation de la Société des Archalchimistes  en complément argumentaire).

En la modification des événements sans agir,
Est le pouvoir du puissant entre tous,
Parce qu’il les sublime par sa seule Présence.

18e Fondement des Actes de Pouvoir du Code de la Noblesse Orthodole

Les trois "Œuvres" du Grand-Œuvre Suprême

L’Archalchimiste n’est donc pas tant dans le faire que dans l’être puisqu’il devient lui-même le creuset, l’athanor de sa propre opération de transmutation, révélant, purifiant, polissant, transformant perpétuellement les manquements, faiblesses et laideurs de sa propre nature et celle des Humanités auxquelles il ou elle est naturellement lié·e, intriqué·e, en l’expression des plus hautes valeurs et vertus de la Noblesse d’âme des Temps Orthodols.

L'Œuvre au Noir

Elle est liée à la mort symbolique, à l’oubli de soi en tant qu’individu distinct et surtout égotique dissocié du tout, au renoncement à soi-même comme la chenille dans la chrysalide, renonçant à cette condition limitée pour accéder à celle du papillon qui lui permettra de déployer ses ailes. Cette Œuvre correspond au dépouillement de tout ce qui n’est pas véritablement l’Absolu en soi (ou à la sincère aspiration d’y parvenir).

L'Œuvre au Blanc

L’Œuvre au Blanc correspond à la purification vibratoire, au nettoyage de l’inconscient des corps subtils du karma qui les englue, à la calcination des ses mauvais penchants, de ses turpitudes, au lavement minutieux de soi afin d’affiner la grain de l’âme et éroder en soi toute forme de grossièreté afin de révéler et manifester beauté, raffinement et délicatesse, sans pour autant renoncer à manifester la Force intérieure sans compromission lorsque cela s’avère nécessaire.

L'Œuvre au Rouge

L’Œuvre au Rouge représente cette phase ou le corps et l’âme, libérés de leurs scories, peuvent enfin se faire pleinement canal de l’Absolu, du « déterminisme suprême », œuvrant perpétuellement à la conciliation des opposés rendus complémentaires par sa force d’harmonisation et de cohérence. L’Archalchimiste manifeste alors le rayonnement de la lumière d’Unité de l’Absolu en lui, lequel entre en résonance avec cette même présence en toute chose, en tout un chacun, en tant que réel dénominateur commun de l’ensemble de l’Existent connu ou inconnu.

En cela, l’Archalchimiste a expérimenté la valeur du UN. Il ne se contente plus d’y croire, ou de sentir la résonance. Il SAIT au fond de lui, de son être, de son cœur, de sa conscience de veille et de son âme, que tout est véritablement UN et qu’il est en cela au centre-même de son propre univers.

Le grand principe unitiste - quelques éléments mystagogiques plus complexes

Le fer de lance du paradigme Archimagistéral, le principe-même sur lequel est fondée la cohérence de l’Âge de Diamant en tant que « Temps cosmiques » et prochaine étape de son évolution collective pour laquelle l’Humanité s’est apprêtée, c’est l’Unité , néanmoins dans la diversité kaléidoscopique mais complémentarisée des formes, laquelle Unité est magnifiée par l’Archalchimie dans la mesure où cette dernière ramène toute chose à ce principe de fusion dans le creuset intérieur de la nature humaine où l’athanor se confond avec l’opérateur, l’expérience, le résultat, l’enseignement qui en découle, et l’évolution à y appliquer. Cette évolution s’entend en termes de réformes visant les meilleures mises à jour, voire mises à niveau possibles de manière à faire efficacement échec à l’obsolescence et permettre l’expression de cette force dynamique agglutinante à partir de laquelle une nouvelle combinaison d’éléments plus simples pourra donner naissance à une nouvelle réalité plus vaste, complexe et enrichissante que la précédente, mais toujours grâce à, et à partir d’un fondement à la cohérence à toute épreuve permettant que soient architecturées de manière parfaite, les conditions propices à l’enclenchement et au déploiement des conditions requises à l’expression de cette évolution s’inscrivant dans la perfection du tout. L’Archalchimie est l’enclenchement d’une œuvre de synthèse dans un processus de convergence de forces en direction du principe unitiste de base, ramenant l’esprit vers la valeur de l’Unité en tant qu’axe fondamental de la cohésion de toutes choses entre elles, mais associées selon les bonnes combinaisons à partir de laquelle cohérence et selon ces mêmes combinaisons, pourra être impulsée une nouvelle arborescence un sein du champ du possible, selon le schéma ci-dessous.

Bien sûr, l’Archalchimiste n’en est pas l’auteur. Il n’en est que l’agent éclairé mais néanmoins indispensable, opérant sous la guidance impérative de la Lignée des Rois Sacrés, incarnations de l’Absolu dédiées à l’exécution de cette mécanique entre autres, et incarnations de l’Animam Mundi, l’Âme du Monde.

Succession des étapes d'évolution d'un contexte donné

Chaos de départ, quel que soit le contexte auquel il s’applique, du plus particulier au plus général.

Réorganisation avec conservation de l’information ayant émergée du stade d’évolution antérieur.


Déploiement et expression d’une nouvelle réalité plus à jour que la précédente.


Épuisement progressif plus ou moins lent du champ des possibilités d’expression par combinaisons multiples aléatoires déterminées par l’orientation donnée au cours des événements les uns à la suite des autres du fait des différents choix possibles formulés au mépris d’autres laissés inexploités dans le cadre de l’expérimentation du réel de chaque « instant présent » imbriqués les uns à la suite des autres.


Transmutation des effets potentiellement indésirables produits par la dynamique évolutive appliquée et/ou du système complexe mis à contribution (serait-ce la nature humaine elle-même en tant qu’agent opérant sur le plan physique de la matière dense mais en connexion avec les plans subtils) et générant une somme indéterminée mais considérable de déchets -selon le sous-cycle basique:
consommation de ressources, production d’énergie et évolution adaptative, génération de déchets).


Concours à l’entretien énergétique du retour nécessaire au chaos du cadre d’évolution actuel du champ des possibilités d’expérimentation par épuisement des ressources potentielles de ce champ lui-même.


Retour au chaos intégral du cadre considéré, transmuté en nouveau « chaos de départ », un cran plus haut, que le précédent,
et ainsi de suite.

C’est la raison essentielle pour laquelle les religions (entre autres, mais surtout) telles qu’elles sont toutes envisagées depuis toujours, ne peuvent que représenter une base solide de perversion à terme: elles se font fort de se figer dans une obsolescence érigée en tradition dont la valeur que lui accordent leurs affiliés est en corrélation étroite avec le degré de son obsolescence, tel un fruit dont le temps finira toujours par entamer l’intégrité, le menant inévitablement vers un état de pourriture, conformément aux loi de la Vie appliquées à toutes les strates de l’existence-même. Ce qui n’évolue pas, en s’inscrivant dans le cycle de cohérence de la Vie, meurt et corrompt ce qui l’entoure, et devient source d’ignominie, si splendide fût-il du « temps » de sa splendeur, laquelle, jamais, n’est éternelle dans la forme.

L’Archalchimie, l’Archimagistère actuel lui-même, comme toutes les nécessités ayant motivé leur apparition fluctueront et disparaîtront entièrement, devront un jour céder le pas à autre chose et accepter de mourir pour renaître à une autre réalité plus vaste, plus évolutive… plus à jour, et devront aussi disparaître sous la forme émergente que nous leur connaissons pour l’instant, quitte à être sacrifiés sur l’autel sacré de la loi d’évolution. Si les conditions permettant l’apparition d’une forme d’obsolescence ne sont pas transmutées, et si, à ce qui fait l’objet de ladite obsolescence n’est pas permis l’accès à cette nécessité de l’évolution perpétuelle sous prétexte de quelque caractère « sacré » initial ou par simple conservatisme, c’est l’infamie et sa toxicité contaminatrice qui attend même la plus infinie splendeur d’un jour. Tout ce qui est « vivant » au sens extrêmement large du terme est soumis au principe d’évolution (naissance, croissance, stase, décrépitude, mort, et renaissance sous une forme nouvelle). Tout ce qui évolue est soumis à la nécessité de changer autant dans le fond que dans la forme, selon un principe de cohérence universel.

Si une part même infime de l’Absolu lui-même devait ne pas évoluer, malgré le fait et surtout parce qu’il est lui-même, entre autres, la conscience-même de la dynamique et de la logique d’évolution et de sa cohérence par l’intervention de « l’Esprit Créateur » qui le caractérise, cette part si infime soit-elle, finira toujours, alors, par se corrompre, se séparer de Lui, et (re)devenir « l’anti-dieu », au sommet des principes du « mal cosmique ».

Le Bibliometabolis
Le Livre des Transmutations

NB : le cartouche de la couverture du livre présenté ci-dessus n’intègre en aucune manière de symbole ou d’écrits arabes ou musulmans, malgré les éventuelles apparences. Aucune tradition n’est à l’origine de ce symbole, si ce n’est purement Archimagistérale.

Définition publique de l'Archalchimie

Exprime une notion d'alchimie opérant ses processus transmutatoires sur la potentielle corruption ou corruptibilité de la nature Humaine, lesquels s'étendent à des sphères d'influences dépassant de loin cette même nature laquelle néanmoins demeure toujours au centre des processus opératifs, lesquels s'exercent également sur les vibrations délétères, et à l'entretien desquelles, dans le sens de leur purification, coopèrent en conscience les "Archalchimistes" hors du cas particulier, en tant que les serviteurs de la noblesse d'un déterminisme d'ordre supérieur propre à l'Absolu lui-même, au travers de la poursuite de l'idéal d'Unité, et de la Force dans l'Amour ainsi dégagée de la mièvrerie, de l'illusion, de la manipulation d'autrui, et donc de la faiblesse.
L'Archalchimie exprime par essence, le passage d'un état à un autre, voire d'une condition à une autre, d'inférieure à supérieure, par ce passage en soi-même et en premier lieu pour étendre son effet à l'extérieur de soi dès lors que le même effet est obtenu en soi-même, dans une logique de raffinement et d'évolution de sa propre conscience en tant que point de forge du concours à l'évolution d'autrui comme des circonstances présidant à l'évolution de toute chose, déjouant le choc en retour et le karma , par l'Amour-Force de la Conscience éclairée et vigilante, dans l'attention juste, et l'aspiration au suprême.