Quelques sujets d’ésotérisme traditionnel

Pentagramme Eliphas Levy

Votre extrême attention s'il vous plaît...

A bien des égards la magie est une discipline visant à contraindre des consciences non-physiques appartenant à des règnes de la Nature inférieurement étagés sur leur échelle d’évolution (minéral à la base, Humain au sommet). C’est une discipline dont l’Être Humain a beaucoup abusé, profitant de son ascendant possible sur ces consciences, les faisant agir de force alors qu’elles ont déjà beaucoup souffert, surtout de la main de l’Homme, voire destinées, de manière directe ou par voies de conséquences indirectes, à les corrompre, alors que le conflit entre consciences de la Nature et nature humaine n’a pris réellement fin qu’il y a une décennie environ et que certaines consciences ou certains peuples ne sont pas encore convaincus de notre réelle probité, tant cet aspect des choses leur est peu familier, malgré leur respect à peu près correct de l’accord de non-agression.

Nous désapprouvons donc clairement les pratiques magiques si elles sont orientées dans ce sens, dans ces conditions ou dans cet objectif de contrainte, et le mot est extrêmement faible, d’autant que le ralliement des ces mêmes consciences est aujourd’hui presque intégral, afin de faire corps contre l’Ennemi dans un premier temps, et ensuite pour faire corps avec l’Humain pour que tous ensemble nous puissions bâtir un monde de paix réelle, sans subordination des uns par les autres sous aucun prétexte ni de quelque manière que ce soit. Si leur ralliement est total, il n’est pas pour autant inconditionnel! La Hiérodarchie a fait le serment de protéger le « Petit Peuple » (les consciences de la Nature), même contre l’Être Humain s’il le faut, sachant qu’eux-mêmes respecteront leur parole tant que nous respecterons la nôtre.

Les informations relatives à la magie classique telles qu’elles vous sont présentées sur cette page (issue de l’Âge de Fer et ses perversions, sans avoir besoin d’aller jusqu’à s’enfoncer dans les ténèbres de la magie noire), ne vous sont accordées qu’à titre strictement cognitif et culturel. Vous n’êtes expressément ni invités ni et encore moins encouragés à la pratiquer, quand bien même est-il requis de la connaître; l’ignorance n’ayant jamais protégé personne contre quoi que ce soit sur la longueur du temps qui passe.

Qu’il soit cependant parfaitement clair que nous irons jusqu’à combattre la nature humaine si elle devait à nouveau verser dans quelque pratique que ce soit qui soit susceptible de mettre en danger le « Petit Peuple », tout ou en partie, non seulement au titre du respect de notre engagement à le faire, mais aussi au vu de l’importance absolument fondamentale de l’obtention de leur soutien et de leur ralliement à notre cause sans laquelle nous étions pieds et points liés face à l’Ennemi. Au titre de la sauvegarde du Royaume de Terremère-Gaïa, aucune mesure ne sera jamais considérée comme assez extrême pour nous en dispenser s’il devait s’agir de la seule manière d’obtenir, par la force si nécessaire, en termes de résultat, le respect de cet engagement de leur protection par nos soins.

Les quatre éléments

Les quatre Eléments fondamentaux de la matière, en ésotérisme occidental du moins, sont la Terre, l’Eau, le Feu, et l’Air. Le cinquième Elément est l’Ether. La science pour sa part, n’a retenu que trois états de la matière qui sont pourtant les pendants des Eléments : solide, liquide, et gaz, avec « oubli » de l’état igné.

Il faut bien comprendre que si nous connaissons très bien chacun des quatre premiers, ils ne sont en revanche qu’un aspect des Eléments FONDAMENTAUX qui portent leur nom. Le feu par exemple, de la flamme de la bougie à l’incendie, n’est qu’une forme très atténuée du FEU universel, idem pour les quatre autres Eléments. Pour continuer avec cet exemple, le feu de nos briquets, des bombes, des volcans (celui-ci en revanche se partage la vedette avec l’Elément Terre pour former la lave), ou tout autre type d’incandescence, n’est que la forme la plus condensée, la plus grossière de l’Elément universel « Feu ». La forme la plus subtile que nous lui connaissions dans notre monde, outre l’électricité, est celle de la lumière, même la lumière organique, dite à raison « lumière froide » (donc sans aucune émission de chaleur), produite par certaines bactéries propres aux insectes luisants par exemple.

Une exception est toutefois à signaler. C’est le « feu » du soleil, des étoiles en général (des étoiles comme le soleil, et non des planètes comme la Terre, la différence est énorme même si elles brillent toutes de la même manière dans le ciel). Le soleil, même s’il est visiblement incandescent, condense en lui et de façon intimement mêlée, LES CINQ ELEMENTS de la matière, vous pourrez en juger par vous-même lorsque nous aurons vu par quoi se distingue exactement un « Elément ». C’est pour cela que des étoiles naissent toutes formes de vie. Elles sont comme des œufs contenant en germes toutes les formes possibles de manifestations animées ou inanimées, et qui se développent, ou non, en fonction des conditions qui s’y prêteront. C’est pourquoi les scientifiques sont parvenus à finalement attribuer au cœur du soleil, le quatrième état de la matière (solides, liquides, gaz… et le cœur du Soleil)! Il existe d’ailleurs une maxime qui dit ceci: « De deux choses, l’une. L’autre, c’est le soleil ». Cette phrase, en apparence sans grande signification, est la signification la plus condensée possible concernant l’importance fondamentale des étoiles dans le processus de vie de l’univers. Le soleil, en ce qui nous concerne, est un résumé de toutes les probabilités possibles d’existence. Pas étonnant qu’il ait été déifié durant des millénaires. Sans compter qu’il soit doté d’une conscience en bonne et due forme, les entités qui vivent dans la sphère solaire sont tout-à-fait différentes de toutes les autres. Mais ceci est une autre histoire.

Prenons un exemple encore plus parlant, celui de l’eau. L’eau minérale, le brouillard ou l’océan sont aussi les formes les plus condensées de l’élément Eau. Mais la forme la plus subtile que nous en connaissions sur Terre est le magnétisme. Surprenant non? Un ruisseau ou un champ magnétique généré par des aimants ont en essence la même identité élémentaire. En fait il s’agit, d’un point de vue énergétique, de la même chose. On pourrait en dire autant pour le magnétisme humain, cette énergie exploitée par les magnétiseurs et rebouteux qui opèrent grâce à cette aptitude à extérioriser leur magnétisme, alors que cette propriété nous est commune à tous mais que la plupart des gens n’ont seulement jamais pensé à travailler puis à développer. L’intervention du magnétisme humain (dit à tort « animal » même si nous comprenons l’idée) est prépondérante dans le phénomène de charge magique, considéré dans une autre page de ce site, et conformément aux illustres enseignements du Baron du POTET, malheureusement devenus aujourd’hui introuvables (ou presque).

Encore une allusion à ce sujet. Jésus disait: « de votre cœur s’écouleront des sources d’eaux vives« . Le « cœur », à l’époque, désignait ce que nous appelons aujourd’hui « le plexus solaire » (muscle transversal sous les côtes, que l’on appelle aussi « diaphragme », siège du troisième chakra en partant du bas: le « Manipura », en connexion avec le plan astral et siège des émotions, mais aussi en connexion avec la sphère solaire, du moins sa projection en l’homme). Les « sources d’eaux vives » font ici allusion à la puissance du fluide magnétique propre à tout être qui se purifie intérieurement et approche d’autant de l’Illumination spirituelle. Le plexus solaire est rien de moins que la centrale énergétique du corps humain. Le Christ, dans le contexte d’un christianisme ésotérique, est d’ailleurs lui-même très souvent considéré comme une émanation SOLAIRE (le plan de conscience de l’aspect christique de l’Absolu étant celui qui est propre à la sphère solaire).

Les propriétés des éléments de la matière

Voici résumé ce qui caractérise chaque Elément et le définit par rapport aux autres, et par rapport aux articulations mécaniques de la génération universelle et cosmique. Notez bien qu’il s’agit de schémas imagés, destinés à approcher chacune de leur propre identité, indescriptibles dans leur essence profonde car nous toucherions alors au ferment de la Création elle-même. Il faut également noter qu’à de rares exceptions près, les cinq éléments sont TOUJOURS et invariablement présents ensemble, mais à des degrés très différents (comme dans les cas de la lumière froide d’un côté, ou de l’eau chaude de l’autre), où l’un ou deux d’entre eux dominent très nettement alors que les autres n’existent qu’à l’état de traces, ou alors de façon équilibrée.

    • Le Feu : à cet élément sont propres la dilatation, l’expansion, la transformation par répulsion. Il est expansion, chaleur, et lumière. Tout ce qui correspond à ce comportement ou s’y approche est clairement empreint de l’élément Feu. On peut associer à cet élément la croissance d’un enfant par exemple. Quiconque dilapide son argent, perd son temps en fêtes interminables, témoigne notamment d’un déséquilibre élémentaire au sein de son psychisme, où l’élément Feu est en état de saturation par rapport aux autres. On pourrait dire très justement que cette personne « brûle » sa vie (comme une chandelle par les deux bouts), et que si ces conditions de vie sont maintenues jusqu’à terme, il mourra donc forcément prématurément par rapport à la durée de vie qui lui était initialement destinée. Les défauts et qualités typiques à l’élément igné sont ceux-ci (entre autres) : l’emportement, la jalousie, la haine, le désir de vengeance, la colère, les passions sexuelles, et l’enthousiasme, la résolution, la hardiesse, le courage, etc. De tels exemples pourraient également être donnés pour les maladies par exemple. Une évidence s’impose déjà à ce stade: tout procède des quatre éléments.

       

    • L’Eau : à cet élément sont propres les caractéristiques exactement opposées comme la condensation, la rétention, la concentration, la transformation par accumulation. L’Eau est froideur et obscurité. Pour prendre le contre-pied de l’exemple donné pour le Feu on dira à l’inverse que quelqu’un de particulièrement avare, introverti, timide ou renfermé, fait preuve du déséquilibre inverse, dans la saturation psychique de l’élément Eau. Ce n’est pas pour autant que cette personne vivra plus longtemps que son temps en considérant ce cas comme inverse au déséquilibre igné qui raccourcit le temps de vie. Tout déséquilibre a cet effet sur la longévité, tout excès quel qu’il soit a malheureusement cette propriété.
      Les défauts et qualités en rapport avec l’Eau sont parmi les suivants: indifférence, flegme, insensibilité, condescendance, négligence, timidité, inconstance, mais aussi modestie, sobriété, ferveur, tranquillité, pardon, délicatesse, etc.
    • L’Air : cet élément en revanche n’est pas aussi caractéristique que les deux autres qui forment le réel couple de la bipolarité élémentaire. L’Air est au contraire un élément médiateur entre l’Eau et le Feu, permettant la circulation des énergies entre eux deux, et leur mutuelle cohésion lorsqu’ils sont en présence l’un de l’autre. Il tempère également les excès du Feu et de l’Eau, violents par nature considérés isolément. L’Air serait donc, grâce à eux dans lequel ils se diluent, tiédeur et humidité ; deux termes qui, pour les horticulteurs, sont synonymes de fécondité, de génération, et de luxuriance! Vous aurez donc compris le rôle fondamental de l’élément Air dans la Création sans lequel nulle vie ne serait possible. Le bavardage, la vantardise, la distraction, la dissipation, l’inconstance, mais aussi l’application, la joie, l’habileté, la cordialité, l’optimisme, sont propres à l’Air. Cependant sa vertu symbolique mais cardinale serait très certainement la quatorzième lame du Tarot de Marseille : LA TEMPERANCE.

       

    • La Terre : de la même façon que l’Air, la Terre est hors du contexte véritablement bipolaire de l’alliance Eau – Feu. Si l’Air a le rôle du médiateur, la Terre a celui du réceptacle. Ce sont en effet l’Eau et le Feu, tempérés par l’Air, qui trouve dans l’élément Terre le milieu qui leur permet de se stabiliser, d’acquérir une forme, mais aussi les limitations qui lui sont indissociables, notamment celles de l’espace et du temps. On pourrait dire que l’Eau apporte à un objet sa masse et donc sa dureté, sa nature condensée, le Feu son volume, l’Air, la stabilité de sa masse et de son volume (sa masse volumique en fait), et la Terre, son existence finale, son identité. Faites varier l’un ou l’autre des éléments de façon conséquente et ces règles changeront. Faites chauffer un cube de métal à haute température, il se liquéfiera (l’augmentation de l’élément Feu finira par modifier sa forme). La Terre est initialement l’élément le plus facile à se représenter mais il est finalement le plus difficile à appréhender. Rien ne ressemble moins à l’élément Terre qu’un peu de terre, alors que, dans des conditions normales, rien ne ressemble plus à l’élément Feu, que du feu. Les comportement typiquement « Terre » sont la paresse, la déloyauté, la lourdeur, la mélancolie, l’irrégularité, mais aussi l’estime, la persévérance, la rigueur, la profondeur (opposée à la superficialité), la tempérance (à ne pas confondre avec la 14è lame du Tarot mentionnée ci-dessus, mais plutôt en tant que synonyme de stabilité et de régularité dans le comportement, opposées au caractère dit « lunatique », propre à la « lune », qui est propre à l’Elément eau), la ponctualité, le sens des responsabilités.

       

    • L’Ether : élément transcendant tous les autres qui en sont issus, l’éther recèle de nombreux aspects. Il est le plus subtil de tous et pourtant le plus proche de la matière dense (il en est en fait le support électromagnétique, l’armature énergétique). Il est l’origine des quatre autres mais il les contient tous entièrement bien qu’en affinité particulière avec l’eau en tant que « fluide » comme lui. Une entité élémentaire éthérique est structurellement et spirituelle beaucoup plus aboutie que n’importe quelle autre conscience élémentaire qui a généralement accès à la matière, mais qui peut être dotée d’un corps de matière susceptible de pouvoir se subtiliser (certaines sirènes particulièrement évoluées en sont capables, et sur deux jambes). L’Ether est le dénominateur commun entre la Terre, l’Eau, le Feu, et l’Air, et en transcende toutes les particularités (il transcende l’espace et le temps, la forme, et les raisons d’être). En Inde on l’appellent « Akasha ». C’est de ce terme qu’est tiré le nom de « annales akashiques », répertoire cosmique au sein duquel les traces réputées indélébiles des événements passés et présents demeurent incrustées, et susceptibles d’être consultées (par qui en est capable bien sûr). Voyez comment, en magie psychique, pour laquelle est prépondérante la maîtrise des éléments, celle de la Quintessence, le cinquième, l’Ether, permet au magicien de se rendre physiquement et de façon instantanée d’un lieu à un autre distant même de plusieurs milliers de kilomètres. Dans l’Ether se meut également la conscience des choses, et à l’origine de toutes les consciences de la Création.

Un constat s’impose à nouveau: chaque Elément recèle un côté créateur, et un autre, destructeur. Un aspect positif et un aspect négatif, comme dans le cas des exemples comportementaux liés à chacun d’eux. Notre Univers est pure dualité, pure ambivalence aussi, conséquence inévitable d’une Création fondamentalement bipolaire car matérielle, tangible, palpable, et il n’y a que l’intime côtoiement des opposés complémentaires qui, dans leur interaction, peut permettre ça!

Le meilleur exemple à donner pour illustrer l’interaction des éléments dans l’univers est ce qui constitue l’univers matériel lui-même (je précise « matériel » car il n’est évidemment pas que cela). Il s’agit de l’atome.

L’atome constitue les molécules qui, assemblées les unes aux autres, forment tous les solides, liquides, et gaz (mais pas le cœur des étoiles très chaudes, celles qui sont capables d’assumer un système portant une vie de nature Humaine sur l’une d’entre ses planètes). L’atome est lui-même constitué d’un noyau autour duquel gravitent un ou plusieurs électrons de charge électrique négative. Ce noyau est généralement fait d’un ou plusieurs protons (particules de charge électrique positive) et en principe d’un ou plusieurs neutrons (particules de charge électrique neutre). Eh bien disons, de façon extrêmement schématique, que les protons (positifs) du noyau de l’atome représente une manifestation du Feu, l’électron négatif qui gravite autour comme une planète autour d’une étoile, une manifestation de l’élément Eau, le neutron aux côté du proton dans le noyau, celle de l’élément Air, et l’atome lui-même qui en résulte, avec ses propriétés physiques et chimiques, l’élément Terre. On peut en conclure que l’Elément Terre est un résultat, le résultat de l’association des autres Eléments, sans lequel ils ne seraient que mélange élémentaire indistinct et chaotique sans forme ni réalité tangible possible.

Les élémentaux : entités des cinq éléments

Les élémentaux sont donc des consciences n’ayant intégré qu’un, deux ou trois éléments sur les quatre. Lorsque les quatre le sont, ils accèdent alors du même coup et pleinement au cinquième, au sein d’une possible incarnation dans un organisme biologique « animal » (à différencier de « végétal »), donc, en théorie, autant humain que proprement animal. Mais pour ce qui est de l’élément éther, nous ne l’aborderons pas davantage en ce qui concerne les élémentaux. Ce domaine est beaucoup trop complexe et un peu hors sujet dans ce contexte.

Les élémentaux n’ayant intégré qu’un seul élément, quel qu’il soit, sont appelés élémentaires. Ils sont à proprement parler la conscience collective de leur élément de référence.

La variété des élémentaux est immense. Il est très étrange de constater combien ces êtres subtils, c’est-à dire « non physiques » et généralement immatériels (mais pas toujours), ont pu malgré tout marquer l’imagination des peuples de toutes les traditions et de toutes les époques, surtout très antérieures, où il semblerait qu’il était alors beaucoup plus facile d’entrer en contact avec eux. Il faut savoir que le comportement des élémentaux à l’égard des hommes est très fortement lié à l’attitude générale de l’Humain envers la Nature.

 

Au sein d’une même classe, disons les gnomes, il existe beaucoup de variétés distinctes, parfois aussi différentes les unes des autres que peuvent l’être un Pygmée d’un Suédois (ils sont pourtant Humains tout les deux). En vrac, voici donc un (tout petit petit) échantillon d’identités élémentaires parmi les plus « connues »:

 

les Gnomes, les Trolls, les Nains, les Leprauchen (ou Lèprechiens, ou encore Leprechaun), les Lutins, les Farfadets, les Sylphes, les Fées, les Ondines, les Sirènes, les Néréïdes (leur nom a été emprunté à la mythologie grecque mais sans rapport direct, hormis la mer bien sûr), les Salamandres, les Elfes, les Scintilles, les Korrigans, les Banchees, les Tuatha de Danann, les Daoine Sidhe, les Mangequeues, les Gobelins, les Kobolds, les Wichtlein, les Sorgues, les Lébogons, les Fougres, les Trows, les Harpies (probablement ce qui reste des descendantes de leurs homologues grecques), les Bigles, les Gremlins (mis en évidence de façon assez concrète durant la deuxième guerre mondiale par les soldats américains), les Croquemitaines, les Kabouters, les Hosenteufeln, les Vodianoï, les Nutons, les Jetins, les Pucks (ce n’est pas que le nom d’une entité des forêts, mise en évidence par Shakespear dans son « Songe d’une Nuit d’Eté », mais donc bien celui d’une classe élémentale sylvestre), les Gouivres, les Vouivres, les Scarilles, les Otarelles, les Merriens, les Lunanthropes, les « Quiet Folk » (ou « Stille Volk » en Allemagne), les Fanfrelons, les Telchines, les Cabires, les Knockers, les Borrowers, les Cluricaunes, les « Croqueur d’Os » , les Monacielli, les Totoros (encore une classe élémentale sylvestre mais qui n’existent exclusivement qu’au Japon, et en nombre infime; ils ont été immortalisés par le célèbre film d’animation de Myasaki « Mon voisin Totoro » qui les a vus dans sa prime jeunesse et dans à peu près des circonstances équivalentes à celles qui sont retracées dans son film d’animation, ayant substitué ses personnages à son propre vécu), les Erdluitles, les Rübezahls, les Schrats, les Tourmantines, les Parisettes, les Puckwoodgenies, les Couzzietti, les Sibara, les Processionnaires (autres élémentaux rarissimes, exprimés au pluriel car ils ne se présentent JAMAIS seuls), les Akkas, les Pitikos, les Kloks’Tomtes, etc.

 

Il va sans dire que chacun regroupe des consciences bien réelles, comme vous et moi, mais dont l’environnement naturel n’est pas la matière dense. Ils vivent simplement sur un plan de conscience différent, qui, parfois, entre en interaction avec notre propre monde, quelle qu’en soit la manière. Comme on le voit, ce ne sont pas leur variété qui manque. Chacun d’eux à une histoire, une anecdote, et ses propres mœurs. Il serait évidemment trop long d’en faire état ici. Disons simplement qu’à l’élément Terre est généralement associé le Gnome, à celui de l’Eau, l’Ondine, à celui du Feu, la Salamandre (le plus incompatible des élémentaux avec l’espèce Humaine car particulièrement peu sociable et bougon, et seul et unique représentant de son élément), et à celui de l’Air, l’Elfe (et non le Sylphe, entité sylvestre).

La pratique de la magieQu’est-ce que la magie? Voilà un bon début pour aborder la question. Annonçons-le tout de suite, nous parlerons des quatre magies fondamentales, à savoir:

La magie naturelle – La magie évocatoire – La magie analogique – La magie psychique

Ces quatre magies sont l’essence même de l’Art et en elles seules fusionnent toutes les disciplines pouvant être rassemblées sous le nom de « magie », quelle qu’en soit la tradition, l’origine, l’époque, ou la motivation. Nulle autre magie ne peut exister en dehors d’elles, excepté peut-être… l’œuvre « Divine ».

Le Petit Robert nous donne cette définition concernant la magie: « Art de produire, par des procédés occultes, des phénomènes inexplicables ou qui semblent tels ». Il est à noter que le terme « supposé » y a été retranché (Art SUPPOSE de produire…). Verrions-nous une manifeste évolution des consciences et de l’ouverture d’esprit de nos contemporains à ce sujet? Ce n’est pas impossible.

La magie est en effet, à la fois l’art de produire des effets, et la science qui édicte le modus operandi le permettant. C’est peut-être simpliste mais c’est de là que tout part. Appuyez sur tel bouton, la lumière s’allumera. Un réseau de connecteurs, de fils électriques, un filament fait de tel métal et baigné dans tel gaz est pour cela nécessaire. Eh bien en magie c’est tout à fait identique. Procédez à telle opération, cultivez telle pensée, faites tel geste associé à telle parole, et vous déclencherez un orage à 1000 Km de là, ou procéderez à la guérison d’une légion. Mais pour les exemples ci-avant cités, des liens fluidiques, une hygiène physique et mentale, une participation des élémentaux sont pour cela également nécessaires. Les miracles du devant de la scène ne feront jamais apparaître les tireurs de ficelles en coulisses que sont les élémentaux par exemple. Au niveau des phénomènes naturels (orage, pluies, tremblement de terre, ou à l’inverse calmer une tempête, apaiser la mer ou dégager en un quart d’heure un ciel menaçant) rien ne peut se faire sans leur concours. C’est également eux qui étaient mis à profit dans les systèmes de contrôle météorologiques que sont les stations d’influences ionosphériques comme HAARP par exemple, mais piégeant les élémentaux et les plaçant ni plus ni moins qu’en esclavage (jusqu’à ce qu’ils en soit libérés en 2010, dans un état désastreux, et que ces stations ne fonctionnent plus -HAARP a été fermé). Entre science sans conscience et magie noire, il y a une frontière dont vous n’imaginez même pas la finesse.

Mais le domaine magique est plus complexe car il regroupe plusieurs disciplines totalement différentes, sans aucun rapport les unes avec les autres, si ce n’est le magicien qui les pratique, et surtout la maîtrise qu’il a de lui-même, là où la science n’impose que d’avoir à n’appuyer que sur un bouton pour produire l’effet désiré au bénéfice de l’utilisateur final.

La magie est soit haute soit basse (puissante ou vulgaire), généralement blanche ou noire (bonne ou mauvaise). Il y a magie et sorcellerie (pratique occulte contemporaine et adaptée à notre siècle, ou au contraire archaïque et ancestrale; toute magie qui n’évolue par devient fatalement « sorcellerie » un jour), haute sorcellerie et basse sorcellerie (bonne et mauvaise), et enfin la magie dite « artificielle » (la prestidigitation, ou l’illusionnisme, abusant allègrement du mot « magie » le part de ceux qui ignorent ) par opposition à la magie dite “naturelle” dans le sens de sa mise en application sans subterfuges. Les considérations sont multiples et il est vrai qu’on s’y perdrait facilement, dans tous les sens du terme.

Il y a également ART magique et SCIENCE magique, à savoir respectivement la pratique et la production d’effets d’une part, et la connaissance pure, théorique, et susceptible d’être appliquée dans l’exercice d’une discipline magique d’autre part. La pratique permet l’acquisition de l’expérience, donc de la connaissance, la connaissance donne matière à la pratique et donc à l’expérience.

Nous verrons aussi l’importance du chiffre 4 en magie, notamment dans les interdépendances des quaternaires (les quatre saisons, les quatre points cardinaux, etc). Ainsi, il n’existe bien en effet que quatre, et seulement quatre types distincts de magies à partir desquels toutes les disciplines magiques de toutes les traditions du monde sont issues.

La Magie Naturelle

La « Naturgie ». Elle rassemblant tout ce que les quatre règnes de la nature peuvent offrir de prodiges à partir de leurs manifestations respectives lorsque l’on sait comment procéder, faisant donc intervenir les mondes minéral, végétal, animal, et parfois même humain, mais généralement réservé à l’usage de la magie noire. C’est la naturgie qui, évoluant, a donné naissance à la pharmacologie par exemple.

La naturgie permet, par exemple, la création de filtres d’amour bien sûr, mais aussi de bien d’autres prodiges, inimaginables aujourd’hui, si ce n’est par l’illusion ou la prestidigitation de génie, et pourtant! Malheureusement, les opérations nécessaires demanderaient énormément plus de moyens qu’au Moyen-Age où l’on pouvait se procurer des plus facilement ce qui est devenu bien rare aujourd’hui.

A titre d’exemple, voici tiré du grimoire d’Albert le Grand, une recette pour faire en sorte qu’un chien paraisse être vert (mais juste pour l’exemple car on ne voit vraiment pas l’intérêt de ce genre de pratiques, si ce n’est pour constater que ça fonctionne bel et bien).

« Prenez deux livres de câpres et pulvérisez-les, puis mettez-les distiller dans un alambic. Remarquez que la première eau ne vaut rien, il faut la faire distiller derechef. De telle eau mouillez-en un cheval ou un chien, ils paraîtront verts à ceux qui les regarderont ».

Un autre exemple plus trivial, tiré du même document, et ayant pour titre « Pour faire danser une fille nue en chemise ». Tout un programme…

« Prenez de la marjolaine sauvage, de la franche marjolaine, du thym sauvage, de la verveine, des feuilles de myrte, avec trois feuilles de noyer et trois petites souches de fenouil. Tout cela cueilli la veille de la Saint-Jean au mois de Juin avant le soleil levé. Il faut les faire sécher à l’ombre, les mettre en poudre et les passer au fin tamis de soie. Quand on veut exécuter ce joli badinage, il faut souffler de cette poudre en l’air dans l’endroit où est la fille, en sorte qu’elle puisse la respirer, ou lui en faire prendre en guise de tabac (à priser) et l’effet suivra de près. Un fameux auteur ajoute que l’effet sera encore plus infaillible si cette expérience gaillarde se fait dans un lieu où il y ait des lampes allumées avec de la graisse de lièvre et de jeune bouc ».

Avis aux amateurs. Il existe un nombre impressionnant de recettes de ce genre pour toutes les occasions, produisant les effets les plus divers. Je suppose que nos ampoules électriques sont aujourd’hui le summum de ce qu’aurait pu être la Naturgie du Moyen-Age. La seule discipline ésotérique qui se réfère encore à la Naturgie de nos jours est l’alchimie, et pour cause.

La magie évocatoire

Elle consiste, par des procédés faisant très généralement appel à d’autres techniques complémentaires, à la convocation d’entités spirituelles ou psychiques que l’on se soumet afin d’en obtenir ce que l’on souhaite. Ces entités peuvent être plus ou moins lumineuses (il faut savoir qu’en « magie » pure on ne va jamais taper vraiment haut dans la Lumière malgré toutes les apparences contraires), soit plus ou moins obscures, voire carrément démoniaques. Elles peuvent être des « démons » en bonne et due forme, mais aussi simplement des trépassés (le spiritisme n’est qu’une forme réduite de magie évocatoire appelée “nécromancie”, mais dénuée de toute protection occulte pour le médium et l’éventuelle assistance présente lors des séances, tous livrés aux possibles débordements plus ou moins agressifs de l’entité évoquée, d’autant plus si elle ment sur son identité, ce qui, en spiritisme, contrairement à la magie, est absolument invérifiable). D’autres entités ont également été évoquées, surtout au XIXè siècle et en Angleterre, il s’agit des vampires. Une autre forme de magie évocatoire consiste à n’évoquer que les élémentaux (consciences appelées parfois, et d’ailleurs abusivement, « démons mortels » ou « démons familiers » – sans doute davantage issu du grec « daïmon », désignant une « entité » psychique, davantage que du « démon » judéo-chrétien). Les élémentaux sont toutes les entités de la nature n’ayant condensé en eux, qu’un, deux, ou trois éléments sur les quatre éléments de base, éventuellement quatre mais ils entrent alors dans une autre catégorie (Terre, Eau, Feu, Air, auxquels s’ajoute le cinquième, la « quintessence » qui est l’Ether). Les élémentaux sont très représentés par lesdits « Elémentaires », élémentaux tout particulièrement liés aux quatre éléments dont ils sont la conscience collective caractéristique en quelque sorte. Mais nous reviendrons sur ce sujet plus loin quant à l’importance des quatre éléments.

Cette forme d’évocation permet des contacts avec ces êtres qui sont alors généralement enclins à faire obtenir des gratifications propres à leurs éléments respectifs (mais parfois pas; il fallait rivaliser de diplomatie avec eux car il était plus facile de se les mettre à dos que de se les concilier car à cette époque, la révolte des consciences de la nature faisait encore rage, laquelle s’est calmé uniquement en 2009, au moment du début de leur ralliement progressif à la Hiérodarchie). La plus connue de ces gratifications est la néanmoins authentique découverte de trésors enfouis grâce au concours des gnomes.

La magie évocatoire, présidant à la convocation d’entités, est omniprésente dans l’intégralité de l’histoire humaine. Notre Occident en a une version très culturellement structurée, et évidemment très judéo-chrétienne aussi une fois encore, du moins pour son aspect positif.

La convocation d’entités (plus ou moins) lumineuses, voire considérées (tout à fait à tort d’ailleurs) comme « divines », en l’occurrence les anges (discipline qui fut très très à la mode entre le XVIIIe et le XIXe siècle, ainsi qu’en toute fin du XXe), est appelée « théurgie ».

Celle d’entités déclarées malfaisantes, voire démoniaques, du moins en lien direct avec les puissances des ténèbres, toutes hiérarchies de l’ombre confondues, est appelée « goëtie ».

Ouvrons une parenthèse à ce stade afin d’attirer votre attention sur un sujet sensible. La magie noire, faisant appel aux forces destructrices de la nature, souvent telluriques, tout comme la goétie d’ailleurs, ne sont l’expression du « mal » que dans la mesure où elles sont utilisées à des fins mauvaises (le plus souvent d’ailleurs, il ne faut pas se leurrer), c’est-à dire causant la souffrance d’autrui ou son enchaînement (privation de sa liberté psychique ou spirituelle, sans parfois même que la victime s’en rende compte). La mage noire est donc une question d’intentions, exactement comme toute action quelle qu’elle soit. Si on admet qu’on puisse utiliser cette puissance de destruction afin de réduire à néant une cause de souffrance sans pour autant en causer une autre pour y parvenir, on pourra alors certifier que cette action de magie noire aura été positive! Comme quoi, rien n’est JAMAIS ni tout blanc, ni tout noir! L’inverse (utilisation de la magie blanche pour causer le mal) est évidemment tout aussi vrai, et certainement pas rare dans les milieux occultes autorisés, bien au contraire. C’est pourquoi il est plus que nécessaire de cesser de s’illusionner en prenant conscience que magies blanches et noires, Bien et Mal, ne sont que les deux faces d’une même médaille, les deux facettes d’une même réalité, appelée « dualité » (de nature conflictuelle lorsqu’elle est mauvaise, involutive, mais de nature complémentaire lorsqu’elle est juste et évolutive).

L’évocation préside à la convocation d’entités servantes ou que l’on s’enchaîne afin d’obtenir de leur part aide, révélations ou exécution de quelques tâches, notamment parmi les plus sombres, ou d’en faire plus ou moins des esclaves. Certaines de ces entités pouvaient être tout simplement des trépassés. Lorsque je dis « trépassé » j’entend « entité humaine dont le corps de chair a péri », ou n’en ayant pas encore réinvesti un nouveau.

Eh oui, sans le principe réincarnationnel, rien n’a de sens, rien ne tient debout ni n’est explicable de quelque façon que ce soit. C’est un aspect strictement incontournable de la haute connaissance ésotérique, d’ailleurs enseigné par l’Eglise jusqu’au VIè siècle (jusqu’au Concile de Constantinople II).

L’évocation des trépassés est donc, nous l’avons vu, ce que l’on appelle « spiritisme », ayant fait suite au terme de « nécromancie », moins « politiquement correct » (lecture de l’avenir par consultation des morts), ce dernier terme étant plus particulièrement resté d’actualité en magie évocatoire justement, bien que très peu utilisé de nos jours en tant que moyen de divination.

Enfin, la convocation des entités élémentaires, quel que soit l’élément qui y est associé, est parfois appelé « élémenturgie ».

La magie analogique

La magie analogique est forcément la grande vedette des petits « magicaillons » qui pratiquent avec plus ou moins du succès, comme par exemple ceux qui vendent leurs « talents », les « mercantiles » auxquels sont diamétralement opposés les « initiatiques » qui travaillent, eux, dans le désintéressement personnel pour une cause globale bien plus grande qu’eux. Cet engouement pour la magie analogique s’explique tout simplement parce qu’elle est pour la très grande majorité des praticiens de l’occulte, le seul style de discipline qui leur soit accessible, ou du moins la seule qu’ils puissent utiliser sans faire l’effort nécessaires à l’apprentissage de la magie psychique. Et fort heureusement d’ailleurs, vue la puissance de la psychurgie.

Mais la magie analogique n’en est pas moins efficace. C’est elle qui préside, aux côtés de la magie évocatoire et naturelle, à la grande majorité des pratiques du Vaudou de grande puissance.

C’est elle aussi qui constitue directement l’application magique des ressources de la radionique, cette science qui recèle la connaissance théorique et pratique de la génération d’énergie programmable à partir de formes géométriques, symboliques, ou de rayonnements (comme les ultraviolets par exemple). Toute forme dégage en effet en rayonnement micro-vibratoire, nocif ou bénéfique, certaines en dégageant davantage que d’autres. La radiesthésie (avec pendule ou baguette de sourcier) en est l’une des disciplines associées les plus connues. Les Egyptiens de l’antiquité étaient passés maîtres en la pratique radionique. Ils détenaient une connaissance qui dépassent l’imagination et, comparativement, nous ramènerait à l’âge des cavernes, le smart phone en moins.

La voyance est également issue du principe analogique, tout comme l’action à distance, que ce soit sur photographie ou par tout autre moyen.

En fait, la magie analogique est l’art d’agir sur une chose (le témoin) qui en représente une deuxième (la cible), par une action qui affecte cette dernière par la seule action exercée sur la première, sans aucun contact direct avec la cible elle-même (c’est en somme de la magie purement quantique). Toute la difficulté réside dans l’efficacité de l’action tendant à tisser le lien énergétique entre la cible et le témoin sur lequel sera appliquée l’action fluidique du magicien pour influencer sa cible. Si le tissage de ce lien échoue, la pratique magique est elle-même bien évidemment vouée à l’échec. Il est à noter qu’une chose étrange survient toujours systématiquement: ces liens se tissent avec une déconcertante facilité de façon presque naturelle et de la part de chacun, mais de manière inconsciente. Alors que, à partir du moment où l’on exprime le désir d’y parvenir, l’inconscient cette fois bloque presque à coup sûr la force de volonté et fait échouer la tentative. Le magicien en revanche, est celui qui est parvenu à maîtriser à la fois une technique, une procédure (ce qui, dans ce milieu, porte le nom de « rituel »), et son propre mental, instrument de programmation de son inconscient afin que ce dernier aille le plus possible dans le sens de sa volonté et non le contraire. Pour cela il faut, dans des conditions optimales, acquérir d’une part la connaissance, d’autre part la technique à proprement parler, présidant aux exercices constituant l’entraînement magique, et enfin, si possible, l’initiation en rapport (en tant que dépôt particulier d’une énergie qui va pouvoir croître avec la pratique, dopant littéralement les capacité du praticien qui en a été fait le dépositaire).

La magie psychique

La « psychurgie » est est à mon sens la seule et véritable magie digne de ce nom car la paternité des résultats obtenus ne revient exclusivement qu’au magicien, sans le concours de propriétés de telle substance naturelle, ou de telle entité (exceptés les élémentaux) qui doit faire le travail à sa place, ni même de quelque témoin ou charge magique. Mais c’est la plus difficile car elle implique, entre autre, une connaissance parfaite de soi et des lois de l’univers des quatre (cinq) éléments (encore une fois)! Cela implique de très longues années de travail sur soi, d’expérimentations infructueuses d’abord puis lentement, très lentement, de plus en plus efficaces. C’est le magicien psychique-type qui est toujours représenté dans les contes et légendes, du moins quant à la nature de ses pouvoirs, non par son habillement (chapeau pointu et long manteau recouvrant une tunique cintrée, à l’image de Maître Gandalf par exemple). Pour le magicien psychique, nul besoin de rituel, d’évocation, de ramassage de plantes, de sacrifices d’animaux, ou pire, humains. Une concentration intense là où il se trouve, au moment où il en a besoin, une respiration maîtrisée, et les prodiges se succèdent à eux-mêmes!

Il est à noter qu’à la magie psychique est facilement associée, avec raison, à la magie fluidique, sans que cette dernière soit pourtant une discipline en tant que telle. Il s’agit en fait, grâce au concours de la volonté, donc de la concentration, et des techniques adéquates, de focaliser une somme d’énergie psychique sur un objet, ou animal, plante ou pierre. Cette énergie est programmée, c’est-à dire que son « rayonnement » aura tel ou autre effet, en fonction de la nature et de la force de la volonté que le magicien aura concentrée sur le support qu’il se sera choisi. Dans cet ordre d’idée on peut imaginer charger une pierre montée en bague, de puissantes forces de santé et de vitalité, et d’envoyer ce cadeau à quelqu’un de malade qui s’en trouvera très considérablement renforcé. La magie fluidique, dans cet exemple, concourt directement à l’application d’une autre magie, celle dite « des charges » (charge qu’est la bague de notre exemple).

Il faut comprendre que pour la magie psychique, la maîtrise des éléments est fondamentale. Il faut avoir appris, grâce à la technique requises mais également une ardeur et une détermination sans faille par l’exécution systématique et régulière d’exercices journaliers, à capter dans l’inépuisable réservoir d’énergies subtiles indifférenciées que représente l’Akasha, l’Ether, chaque élément indifféremment et isolément par rapport aux autres. Suite à cela, il faut faire transiter en soi l’élément capté, puis le projeter en une localisation précise de l’espace (et du temps), en le condensant de la manière voulue. Tout cela fait intervenir d’infaillibles qualités de concentration, mais aussi de visualisation parfaite.

Il serait trop long de faire état du mécanisme rendant tout cela possible, voyons juste un exemple de quelques résultats rendus possibles grâce à la maîtrise psychique des éléments:

    • L’invisibilité.
    • La téléportation du corps (déplacement d’un point à un autre sans parcours physique de la distance séparant les deux points et en un temps nul, hormis celui nécessaire à la concentration).
    • La désintégration puis la réapparition de matière (faire disparaître une chose, aussi massive soit-elle, comme… par magie, puis la faire réapparaître à son emplacement d’origine ou ailleurs, au choix du magicien; ce que font Shri Satya Saï Baba et David Coperfield…, authentiques magiciens psychiques tous les deux, et non messie pour le premier ou vulgaire prestidigitateur pour le second mais ça, je ne suis plus le seul à le dire…)!
    • L’augmentation ou la diminution conséquente de la taille du corps.
    • La croissance d’une plante, de la graine juste placée en terre jusqu’aux fruits comestibles après que la graine ait poussé au point de donner un arbre, le tout en deux à cinq heures de temps (ce que font certains yogis tibétains).
    • La naissance d’un orage avec déchaînement violent des éléments en cinq minutes malgré des prévisions météorologiques radicalement inverses.
    • La lévitation.
    • L’augmentation ou la diminution de la température ambiante de plus de vingt degrés, et de celle du corps, au même instant, de presque dix degrés sans risque de mort bien sûr (l’entité du magicien opérant ainsi, et grâce à l’énergie déployée, à la conservation incorruptible des protéines essentielles à la vie humaines et qui dans des conditions naturelles, “cuisent” de façon irréversible à plus de 42°C, causant la mort).
    • La résurrection d’un décédé, dans un intervalle de temps allant jusqu’à vingt-quatre heures après l’arrêt des fonction vitales, à condition que le magicien ait été présent au moment du décès, et prêt à opérer. Si l’on admet l’idée que, dans ces conditions, une dizaine de magiciens de telle puissance se relaient ainsi autour du corps, celui-ci peut être maintenu dans un état d’absolue incorruptibilité fluidique et métabolique, pour ainsi dire indéfiniment, et revenir à la vie au moment choisi par les opérateurs, avec pourtant des électrocardiogramme et électroencéphalogramme plats durant tout ce temps d’attente. De telles pratiques ne sont jamais opérées, ni de telles expériences réalisées de façon effective. Il ne s’agit que de l’exemple de quelque chose de fondamentalement possible dans l’absolu.
    • La psychokinèse (anciennement “télékinésie”, ou déplacement des objets à distance sans contact physique).
    • L’ignition instantanée d’une matière inflammable.
    • Une explosion d’une puissance possible de plusieurs kilotonnes sans le concours d’aucune substance évidemment, qu’elle puisse être explosive ou non.
    • Et pour finir, peut-être le fin du fin, la création pure d’entités spirituelles quadra-élémentaires susceptibles, si le travail de concentration est suffisamment affiné, de devenir aussi matérielles et physiquement tangibles que vous et moi, mais toutefois avec la faculté de se décondenser et de disparaître à volonté de la vue de quiconque. Son apparence serait bien sûr celle que lui aura choisie le magicien, idem pour ses traits de caractère. Une telle opération demanderait quelques cinq à six mois de travail acharné et régulier. Il faut néanmoins se rendre compte qu’une telle entité demeure à jamais et quoi qu’il arrive, fondamentalement liée par nature, à l’identité énergétique de son créateur, sans réelle individualisation possible pour cette entité, pourtant auto-consciente.
En conclusion

Comme on peut facilement le constater, beaucoup de disciplines magiques différentes interviennent les unes les autres, ensemble, dans leur exécution respective. On peut cependant isoler parmi elles les pratiques primordiales desquelles les autres sont issues, exactement comme on le fait avec les couleurs en peinture et en dessein: le jaune, le cyan et le magenta étant celles à partir desquelles on peut créer toutes les autres.

Concernant le concept de la dualité…

Il faut cependant comprendre très bien un détail de grande importance qui a généralement échappé à beaucoup, pour ne pas dire à tout le monde. La magie ne doit être en essence, ni noire, ni blanche non plus, car ça la fait entrer dans un principe de division, un éternel cercle vicieux dont on ne sort jamais. Le mal ne se distingue que par rapport au bien, mais le bien, également que par rapport au mal. En magie plus qu’en n’importe quelle autre discipline, il faut savoir ne pas entrer dans le double jeu du bien ou du mal, l’un et l’autre procèdent de leur opposé et vice versa. Ce ne sont que deux faces d’une seule, unique, et même médaille de perversions, même si le bien reste néanmoins préférable au mal évidemment. Alors quoi faire? Il faut transcender le mal, comme le bien, en adoptant une attitude de juste milieu mais au-delà du bien et du mal, au delà de la dualité, pour rejoindre l’essence du Principe « Divin » unique: le UN sans second, l’Unité absolue! Voilà ce qui différencie la notion de paradis (attachée à celle d’enfer), et celle de « Royaume de Dieu », attachée qu’à elle seule et à rien d’autre. Toute autre pratique magique, noire ou même blanche à longue échéance, mène à la perdition spirituelle (bien sûr, il y a aussi ceux qui recherche cette perdition, chacun trouvant son plaisir où il peut). Ce n’est pas irrévocable ni irréversible, ce n’est… qu’une erreur, mais de taille, et qui risque de durer! Voilà pourquoi cette fameuse « Magie Initiatique » est appelée magie « Vert-Jaune ». Les Musulmans et les soufis comprendrons l’allusion à cette couleur en rapport avec le « sans visage » de la Conscience de l’Absolu.

Voici un tableau faisant état de la correspondance analogique des différents quaternaires les plus connus. Un fait marquant est à noter. En effet, comme le suggère ce tableau, tous les quaternaires de la nature sont liés entre eux par des liens symboliques. Il est alors plus aisé de s’en servir et de cumuler leurs influences en magie en mettant le maximum de chances de son côté afin d’être aidé par les forces de la nature en mouvement au cours de son entreprise.

Nous prenons ici, par convention, les éléments de la matière comme base des quaternaires. Chacun d’eux est en adéquation avec les éléments et/ou événements qui figurent dans la même colonne que lui.

 

AIRFEUEAUTERRE
PRINTEMPSETEAUTOMNEHIVER
SECCHAUDHUMIDEFROID
PREMIER QUARTIERPLEINE LUNEDERNIER QUARTIERNOUVELLE LUNE
ESTSUDOUESTNORD
AUROREZENITHCREPUSCULENADIR
06H00 (06:00 AM)MIDI18H00 (06:00 PM)MINUIT
JAUNEROUGEBLEUNOIR / MARRON / VERT
AMERACIDESUCRESALE
BILIEUXSANGUINLYMPHATIQUENERVEUX
MAGIE ANALOGIQUEMAGIE PSYCHIQUEMAGIE EVOCATOIREMAGIE NATURELLE
EMOTIONPENSEEINTUITIONSENSATION
VOLONTECOURAGEPERSEVERANCEPATIENCE
LE BATONL’EPEELA COUPELE DENIER
DISPOSITIONS EMOTIONNELLESDISPOSITIONS INTELLECTUELLESDISPOSITIONS INTUITIVESDISPOSITIONS PHYSIQUES
EMOTIONSVOLONTEDESIRIMAGINATION
GERMINATIONMATURATIONRECOLTEENSEMENCEMENT
NAISSANCECROISSANCEDECREPITUDEMORT
MASTICATION / DEGLUTITIONDIGESTIONNUTRITIONDEJECTION
OSERVOULOIR*SAVOIR*SE TAIRE
AIRFEUEAUTERRE

 

Si nous pouvons constater que certaines caractéristiques apparaissent plusieurs fois, ce n’est, d’une part, jamais dans le même contexte, mais en revanche dans le respect du même élément dominant. Des recoupements intéressants peuvent être entrepris à ce niveau. Prenons par exemple la colonne « Terre » où apparaissent « Imagination » et « Sensation ». On peut facilement conclure que pour matérialiser une action magique (la matérialisation étant bien sûr liée à l’élément Terre), le concours de l’imagination de la sensation que doit procurer le résultat final de ladite opération, doit apporter l’énergie nécessaire à cette action pour se concrétiser effectivement à coup sûr.

Ce tableau est bien moins anodin, voire inutile, qu’il pourrait le paraître à première vue.

[*] Une inversion constatée dans la version précédente du site entre « vouloir » et « savoir » est ici corrigée, replaçant les deux éléments concernés dans leur ordre correct.

Les instruments de la magieLes « armes » du magicien sont le support de son autorité sur les entités et sur les éléments. Le magicien psychique par exemple, puisant dans la seule et unique puissance de son psychisme par la force de sa concentration et la maîtrise de son souffle, opère généralement sans avoir recours à quelque outil, encore qu’il puisse condenser certaines énergies, voire entités qu’il aura lui-même créées, dans un accessoire apparemment anodin comme un bijou, une bague par exemple ou… un anneau. En tout cas le « psychurge » est le seul magicien ayant une puissance personnelle suffisante pour n’avoir jamais besoin du recours à un quelconque rituel. Son pouvoir est purement spirituel, du moins psychique, d’où son nom!

Mais pour ce qui est des praticiens des autres types de magies, comme la magie évocatoire surtout, mais aussi la magie analogique et dans une certaine mesure la magie naturelle, un attirail bien précis est requis pour garantir le succès des opérations menées.

Nous passerons sous silence le matériel nécessaire à la pratique de la magie naturelle qui, outre le célèbre chaudron (équivalent de l’athanor alchimique), aisément substitué par une simple casserole, voire une cocotte minute, pour la concoction de philtres devant être cuits ou mijotés, ne requiert pas grand chose d’autre que quelques bocaux, et autres matériels de cuisine en somme (sans vouloir pour autant rabaisser cette discipline); les extrêmes se rejoignant toujours, le premier et le plus simple des arts magiques rejoint rapidement, dès qu’on la spiritualise un peu, les plus hauts degrés de l’excellence en matière d’influence subtile. C’est naturel! La Nature n’est-elle pas toute puissante?

Néanmoins nous nous attarderons sur les outils des deux autres types de disciplines magiques: l’analogique, et l’évocatoire.

Les outils de la magie analogique

Pour mémoire, le principe d’action de la magie analogique revient à répercuter à distance sur une cible vivante ou non, l’action du praticien portée sur le symbole de cette cible, appelé « témoin », et rendu vibratoirement identique à elle. Parmi les exemples les plus connus nous pouvons citer l’action magique sur une poupée de cire (la dagyde) dont les effets seront ressentis par la personne que cette poupée symbolise (parce qu’elle porte en elle la signature énergétique de la cible qu’elle désigne). Le vaudou (mais avec lui la Macumba, la Santeria, et autres systèmes magico-religieux équivalents), est l’un des champions toutes catégories de la magie analogique.

Ce n’est pas en magie analogique que les instruments du magicien se distinguent le plus, mais ils sont tout à fait indispensables pour une promesse de résultats. Comme nous venons de le voir, l’essentiel de l’action magique repose sur l’influence du praticien, dirigée vers le symbole de sa cible et non sa cible elle-même (car dans ce cas, il s’agirait bien davantage de magie psychique plutôt qu’analogique, du moins un avantageux mélange des deux avec une part non négligeable pour la psychurgie quoi qu’il arrive; TOUTES les formes de magies s’interpénétrant toujours l’une l’autre à différents degrés les unes par rapport aux autres).

Ses instruments peuvent donc se résumer en deux catégories d’outils :

    • les témoins symbolisant leur cible en tant que leur copie conforme vibratoire respective,
    • les éléments capables de faire d’un témoin une copie conforme d’une cible s’il ne l’est pas naturellement, ou de renforcer cette propriété, à savoir les condensateurs fluidiques et les émetteurs radioniques.
Les témoins vibratoires

Ces témoins sont donc en énergie des copies conformes de la cible qu’ils symbolisent (comme quoi les symboles et leur force sont une chose tout aussi vivante que ce qu’ils symbolisent; c’est un abus de langage que de prétendre une chose « symbolique » car négligeable).

Il arrive parfois que les témoins soient naturellement empreints de l’énergie de la cible dont ils doivent représenter le vecteur quant à l’action du magicien. C’est le cas des résidus biologiques, comme les cheveux, les ongles, les larmes, le sang, le sperme, etc. Mais il faut encore à ce stade donner une forme, un contenant, aux fluides vitaux de la personne ciblée, pour pouvoir travailler sur ces résidus qui, considérés isolément, ne sont QUE… des résidus.

C’est là que le condensateur fluidique intervient, ce qu’est par exemple la cire d’abeille, naturellement jaune ou blanche, et qui permet en outre, par sa plasticité, de fournir une forme rappelant, par analogie, le corps humain (et diffractant naturellement les énergies transmises à la cire telles qu’elles le sont dans le corps humain lui-même, cela par effet naturellement… analogique); forme qu’il faudra nommer et identifier exactement, en plus de lui faire contenir les fameux résidus biologiques. En fait, cette opération de création d’une poupée de cire, extrêmement célèbre dans toute l’imagerie sorcière et encore très largement employée, malheureusement par les praticien(ne)s les moins bien intentionné(e)s, correspond sur un plan vibratoire également, donc énergétique, à la création d’un golem, ni plus ni moins.

Les émetteurs radioniques

Il en existe deux catégories. La première rassemble les « machines » radioniques, c’est-à dire des appareils électriques et/ou électroniques, générant, lorsqu’ils sont alimentés par un courant électrique, des fréquences micro-vibratoires agissantes, sur une cible directement, soit par l’intermédiaire d’un témoin. La seconde rassemble les schémas géométriques en deux ou trois dimensions (donc les dessins et les volumes), qui génèrent également des fréquences micro-vibratoires qui n’ont rien à envier aux premières, mais qui sont dues, elles, à la simple forme du schéma (puisque, donc, la forme en soi a un impact évident sur son environnement et représente une source d’énergie).

A noter que dans les deux cas, qu’il s’agisse d’un montage électronique ou d’un dessin, on vous parlera « d’appareils ».

Les émetteurs électroniques coûtent généralement extrêmement chers, sans que leur prix soient toujours grandement justifié, alors qu’on peut se procurer des schémas géométriques pour le prix d’un livre, et ayant une efficacité tout aussi importante ou presque (parfois à très peu de choses près).

Pour en revenir aux condensateurs fluidiques, il existe, par exemple, une forme géométrique qui peut revitaliser à bloc un témoin ayant perdu son potentiel fluidique, à condition que ladite forme géométrique soit correctement orientée, et suffisamment grande pour contenir dans ses trois quarts volumiques, le témoin à revitaliser qui devra y être exposé durant 15 à 20 minutes.

Les praticiens de la magie naturelle s’en servent beaucoup pour redonner tout leur potentiel vibratoire aux plantes séchées cueillies depuis longtemps, rendu exactement identique à ce qu’il était lorsqu’elles étaient encore en terre! Comme quoi, tous les types de magies s’interpénètrent à un moment ou un autre une fois encore.

Cette forme géométrique est le décagone.

Parmi les appareils radioniques graphiques, outre le décagone, on peut trouver le « bouclier », destiné à dresser un rempart fluidique très protecteur autour du sujet dont le témoin est placé au centre de la forme, le « médicateur » (dont l’action ne doit être substitué à un avis médical etc., etc., etc.) et qui a pour propriété de régénérer les fluides et tissus corporels en ré-énergétisant le corps éthérique, et donc d’apporter une aide puissante à la guérison, etc.

En revanche, le plus célèbre des appareils radioniques en volume, après la pyramide, est incontestablement le dodécaèdre, forme géométrique constituée de douze surfaces à cinq côtés égaux et identiques, et ayant, entre autre, un puissant pouvoir harmonisant. Nous n’entrerons pas dans le détail des fonctions de cet appareil.

Les outils de la magie évocatoire

En magie évocatoire les outils du praticiens sont beaucoup plus nombreux car il s’agit là de la discipline magique la plus dangereuse. Elle met directement en relation le magicien avec l’océan en furie des énergies psychiques et spirituelles de l’astral (traditionnellement pas toujours les plus hautes d’ailleurs), du moins des plans subtils, de quelque nature qu’elles soient. Ces outils sont donc là pour assurer en priorité la sécurité du praticien, mais également pour asseoir son pouvoir et la force de ses commandements sur les diverses entités et jeux de forces.

Tout d’abord une précision: l’INvocation n’est qu’une prière, donc un acte magique propitiatoire, alors que l’Évocation est une convocation d’entité(s), ce qui n’a aucun rapport!

Dans l’arsenal du magicien spécialiste de l’évocation donc, nous trouvons prioritairement le matériel suivant (du moins en occident; il existe de nombreuses variantes en fonction de l’ethnie du praticien ou de la tradition dans laquelle il a été initié):

    • En tout premier lieu, et en priorité absolue, le cercle magique, auquel peut être adjoint un espace réservé à la coagulation fluidique de l’entité évoquée (en clair: le point focal de l’apparition de l’entité en question).
    • Vient ensuite l’autel.
    • Sur cet autel (dans le cas où le magicien n’est pas en train de les utiliser bien évidemment), on trouve des cierges, bougies, ou autres candélabres, en quantité variable, et de couleurs variables.
    • Un encensoir, brasero, cassolette, ou quelque autre instrument permettant la fumigation d’encens, herbes, poudres, et autres mélanges.
    • Une dague (au strict minimum) et/ou une épée.
    • Un bâton ou une baguette (LA baguette magique).

A ce matériel prioritaire peut être ajouté, ce qui est généralement le cas comme le décrit Papus, les éléments suivants:

    • Divers flacons contenant eaux ou huiles (condensateurs fluidiques).
    • Un miroir (LE miroir magique).
    • Une lanterne capable de diffuser une lumière de sept couleurs différentes, au choix, parmi lesquelles on trouve le bleu pâle, le rouge, le jaune clair (ou traditionnellement une lumière multicolore), le bleu-roi, le vert, le violet, et le jaune-or.
    • Un flacon de cendres, résidus calcinés de fumigations précédentes.
    • Une boule de cristal (pouvant être remplacée par une coupe ou un vase ayant impérativement une base sphérique comme les verres à vin en forme de ballon, mais rempli d’eau claire).
    • Un symbole religieux ou magique, en fonction de la tradition du praticien (icône, croix, pentagramme, menora – bougeoir à sept branches notamment requise pour la magie kabbalistique, croissant de lune et étoile, etc.).
    • Un athamé, couteau rituel inférieur en taille à la dague qui doit, elle, pouvoir se substituer à l’épée si nécessaire, etc., entre autres exemples.
Vocation des divers outils mentionnés

Cercle de protectionLe cercle magique a pour seule et unique vocation, la protection du magicien. Il génère un rempart subtil d’une puissance suffisante pour arrêter, en principe, n’importe quelle agression astrale ou éthérique, quelle qu’en soit la puissance. Il existe bien sûr une façon traditionnelle de les réaliser, leur conception ne doit pas être faite au hasard. Dans son « Formulaire de Haute-Magie » (Editions Dangles), P.-V. PIOBB en décrit très précisément la réalisation. Cependant, nous en avions nous-même établis de bien plus simples et surtout de beaucoup plus sûrs, en évitant l’inclusion d’éléments kabbalistiques analogiquement liés à des aspects énergétiques d’entités planétaires perverties! Du coup, leur réalisation s’en trouve à la fois considérablement simplifiée, et accrue en terme d’efficacité. Une règle d’or à TOUJOURS respecter: ne jamais quitter le cercle avant la fin de la clôture du rituel, QUOI QU’IL PUISSE ARRIVER!

Autel (dédié à Hécate)L’autel a pour vocation de recevoir, d’accueillir sur sa surface, le déroulement des rituels. Il est la jonction, la frontière entre la part symbolique du rite et la part active de la réaction attendue! C’est la raison pour laquelle l’autel est en principe une table de forme généralement carrée, donc liée au chiffre quatre, chiffre du plan de la matière et de la réalisation formelle des choses, du plan phénoménal et des conséquences. L’autel est le monde sur lequel travaille le magicien afin que le monde vive les conséquences de son travail sur lui. En fonction de la concentration du magicien (part psychique), celui-ci fait de son autel la vastitude du monde à laquelle tous les éléments sont alors fluidiquement liés (part analogique), alors qu’il appelle à lui l’intervention des forces supérieures à la conditions humaines (part évocatoire) tout en faisant se consumer des mélanges aromatiques dont ces forces pourront se nourrir pour œuvrer (part naturelle). Le magicien devant son autel manifeste la jonction entre tous les types de magies. 

Cierges d'autelLes cierges ont plusieurs vocations. Les uns sont des bougies d’autel et représentent l’équilibre des forces dualistiques en jeu dans la Création et « le monde » manifesté par l’autel. Les autres peuvent manifester n’importe quelle forme d’énergie en présence ou devant entrer en scène lors du rituel. Les bougies sont toujours associées à un principe de vie (ou de mort), du moins à une forme d’énergie, identifiée tant par d’éventuelles gravures symboliques effectuées à leur surface, que par leur couleurs. En principe, les codes de couleurs correspondent caractéristiquement à la symbolique chromatique des sphères séphirotiques manifestées par les sept astres majeurs de l’astrologie selon les correspondances suivantes:

PLANETESCOULEURSJOURS DE LA SEMAINE
LUNEARGENT / BLANC / BLEU LAVANDELUNDI (Luna Dies: jour dévolu à la lune, ou Séléné pour les Grecs)
MARSROUGEMARDI (Martes Dies; jour dévolu à Mars, ou Arès)
MERCUREJAUNE CLAIR / MULTICOLORMERCREDI (Mercurii Dies; jour dévolu à Mercure, ou Hermès)
JUPITERBLEU ROIJEUDI (Jovi Dies; jour dévolu à Jupiter, ou Zeus)
VENUSVERT POMME / PARFOIS ROSEVENDREDI (Venerii Dies; jour dévolu à Venus, ou Aphrodite)
SATURNEVIOLET / NOIRSAMEDI (Saturnii Dies, jour dévolu à Saturne, ou Cronos)
SOLEILOR / JAUNE-ORDIMANCHE (Dies Dominicus, « jour du Seigneur », dévolu au Soleil, Hélios en Grec)
PLANETESCOULEURSJOURS DE LA SEMAINE

EncensoirL’encensoir sert à la libération ignée des propriétés subtiles des composants qui y sont consumés, généralement végétaux. Les effluves dégagées par cette crémation, les fumées et autres parfums qui en sont la conséquence, sont porteurs d’intenses vibrations subtiles pouvant aller jusqu’à générer des architectures en astral s’ils sont accompagnés de musique, de psalmodies, de chants, d’oraisons jaculatoires (formules courtes répétées inlassablement afin d’imprégner les plans subtils de leur sens profond; équivalent des mantras ayant cours en Inde). En principe ces fumigations sont destinées à créer dans l’espace opérationnel du praticien une opacité vibratoire jouant le rôle de filtre ne laissant passer jusqu’à lui exclusivement que les énergies en rapport direct avec le but de son action afin de la fortifier d’une part, mais aussi pour éviter qu’une action psychique, d’origine magique ou subtile, vienne la perturber ou la contrarier. L’encens est en excellent adjuvant de l’action du cercle car ses qualités de condensateur fluidique atmosphérique aux propriétés souvent purificatrices, lui assure une efficacité extrême dans les opérations de dégagement des lieux par exemple. Néanmoins, selon les variétés végétales qui le constituent, les fumigations de l’encens peuvent permettre à certaines entités de se nourrir de l’énergie vibratoire qu’il dégage! Donc attention à ne pas brûler n’importe quoi sous prétexte que ça sent bon.

Deux conseils pratiques
    • Ne portez jamais de patchouli ou de parfum qui en contienne si vous pouvez l’identifier.
    • Lors de quelque circonstance que ce soit, sans aucune exception, et encore moins au cours de quelque opération magique que ce soit, ou même y ressemblant vaguement, ne faîtes JAMAIS brûler d’aloès (quelle qu’en soit la forme, même pas de l’aloe vera), SOUS AUCUN PRETEXTE! N’essayez pas non plus de faire brûler du sang dans ces circonstances. Vous savez ce qui se passerait si vous répandiez du sang en plein océan et que vous vous jetiez à l’eau quelques instants plus tard… Les requins bien sûr! Eh bien le résultat est le même au niveau subtil dans l’environnement immédiat et moins immédiat du lieu de la fumigation de sang! Considérez-vous comme avertis.

Epée rituelleL’épée est l’instrument de défense du magicien sa poignée doit être pour cela parfaitement bien isolée de la lame. Tout ce qui est susceptible d’atteindre le magicien sur le plan physique depuis l’astral, peut être décondensé (donc anéanti sur le plan physique et endommagé sur le plan astral) par un coup d’épée! C’est une arme permettant de tenir en respect les entités convoquées et suffisamment coagulées au niveau physique ou même éthérique pour être potentiellement dangereuses au cas où celles-ci se monteraient agressives, voire violentes.

Bâton rituelLe bâton (long ou court, ou les deux dans le meilleur des cas) est l’instrument de l’autorité par excellence du magicien qui officie. Il est le symbole de son pouvoir mais en fonction de sa manufacture, il peut également condenser les énergies émises par sa concentration, diriger l’accumulation de son pouvoir né de son autorité et conduire vers l’extérieur de sa proximité directe, les fluides en rapport avec son action et les diriger en faisceaux. Il servira également, à l’occasion, aux actions subtiles par balayage sur un témoin-image par exemple (répétition de formules en même temps que la pointe du bâton, court en l’occurrence, effectue des rotations horaires sur une image fluidiquement liée à ce qui doit être impacté ainsi, ou encore sur une photo dans le même objectif. Généralement, le bâton magique sera soit en bois de coudrier (noisetier) armé de cuivre à chaque extrémité (les deux extrémités reliées, à l’intérieur-même du bâton évidé si c’est possible, d’un autre fil de cuivre), soit en métal galvanisé orné à son extrémité d’un cristal de roche très pur et sans faille (à l’image du magicien bien sûr).

Flacon de condensateur fluidiqueLes condensateurs fluidiques, en matière de magie évocatoire, apportent souvent une aide à la matérialisation des entités convoquées, du moins à les rendre tangibles d’une façon ou d’une autre. Ils permettent également une coagulation accrue des énergies développées de quelque façon que ce soit, afin d’éviter leur dispersion et accroître leur facilité de manipulation.

MiroirLe miroir magique est un instrument complexe auquel on pourrait consacrer un livre entier. En résumé, il est également considéré comme un condensateur fluidique de lumière astrale (comme la sphère de cristal ou de verre), sur lequel peuvent être appliquées des préparations destinées à en accroître le pouvoir de condensation et sur lequel peuvent, à la demande, venir s’inscrire des images appartenant autant à notre monde qu’aux plus subtils. Il peut devenir un moyen de communication avec certaines entités (comme l’évocation d’Anaël, l’ange de la sphère de Vénus, telle que la pratiquait Papus lui-même), ou une porte ouverte (dans les deux sens!) vers certaines régions de l’astral. A tenir toujours éloigné du cercle magique bien entendu. John Dee, célèbre astrologue et illustre mage noir britannique élisabéthain, conçut un objet connu sous le nom de « miroir noir de John Dee », constitué d’une sphère d’obsidienne noire parfaite liée à certaines hiérarchies particulièrement obscures ayant d’ailleurs dicté la codification de la marche à suivre devant mener le monde au chaos par l’intermédiaire de ce qui est devenu l’instrumentation Illuminati par le pouvoir absolu de l’argent (projet échoué connu aujourd’hui sous le nom de « Nouvel Ordre Mondial »). Ceux qui apercevaient les démons convoqués par ce miroir et y apparaissant, en devenaient fous, raison pour laquelle John Dee employait toujours des intermédiaires, sans se présenter lui-même. Toujours est-il que le miroir est aussi un instrument permettant de percevoir « l’envers du décor » du monde, et de ne discerner que par son intermédiaire et dans certaines conditions, ceux qui sont présents en les lieux apparemment déserts et que reflètent le miroir. C’est en tout cas un instrument de premier ordre dans l’intermédiation entre plans subtils et plan matériel du lieu d’opération du magicien.

La lanterne permet de diffuser dans le lieu d’opération du praticien, une lumière à la couleur en correspondance astrale avec le but poursuivi et/ou les liens planétaires de l’entité évoquée selon le même code de couleur présenté dans le tableau ci-dessus pour les cierges.

Les cendres sont généralement utilisées au cours du rituel de consécration des instruments (destinés à les faire passer du statut de « profane » à « sacrés », du moins « consacrés » à la pratique de la magie et uniquement à elle).

Boule de cristalLa boule de cristal est à peu près équivalente au miroir (raison pour laquelle on l’utilise en cristallomancie) en tant que condensateur de lumière astrale. Virtuellement, tout espace et tout temps, à l’échelle du Plan astral, transite au même moment et à chaque instant sous forme d’énergie, elle-même astrale bien sûr, au travers de tout objet parfaitement translucide et sphérique à la structure cristalline; point que l’on nomme « l’ALEPH ». La concentration aidant, il est donc possible de faire le tri dans ce « bruit blanc » énergétique afin d’en tirer autant les informations souhaitées sous forme d’images, que d’y percevoir n’importe quelle entité, à n’importe quel moment, en n’importe quel lieu, voire le moment présent en lieu et place de l’oratoire du magicien, signifiant ainsi sa présence. En outre, il existe un rite magique complexe prenant comme support trois boules de cristal distinctes, et permettant d’acquérir une puissance quasi imposante, par un phénomène de triangulation d’énergies particulières tirées de l’astral. Mais là on touche déjà aux hautes sphères de l’Art magique.

Le symbole mystique permet simplement de se relier à égrégore de son choix, du moins celui avec lequel l’officiant se sent en affinité. Dans l’idéal, on devrait toujours choisir un égrégore non-aliénant et parfaitement indemne de toute perversion ou récupérations indues. Mais voilà… (sans commentaire).

AthaméL’athamé, outre certains rites initiatiques au cours desquels il peut être employé au même titre qu’une dague ou une épée, est censé pouvoir faire office de simple couteau, mais dans un cadre opératoire lors d’une pratique magique (à l’image de faucilles d’or des druides, réservées à ce seul et unique usage).

Une dernière chose pour conclure, et qui n’a pas encore été abordée, c’est la tenue « vestimentaire » du praticien (impérativement en coton ou en lin, du moins une fibre naturelle non-conductrice d’électricité). En la matière qui nous occupe et plus qu’à tout autre égard, même s’il n’est pas seul dans ce cas, l’habit fait authentiquement le magicien si toutefois il devait ne pas faire le moine, ce qui reste à démontrer!

Encens en grainsLa fumigation d’encens et composés divers, qu’ils soient d’origine végétale le plus souvent, minérale même parfois, voire animale (comme le musc par exemple), ou, dans le cas de la magie noire exclusivement, parfois même d’origine humaine (graisse, sang, poudre d’os, etc.), est un élément tout à fait indispensable du rituel magique, du moins dans le cas de la magie analogique et évocatoire, de la magie cérémonielle également, et parfois même, pour les besoins de la cause, de la magie naturelle.

La variété des différentes substances, simples ou composées, auxquelles on donne le nom générique « d’encens », est tout simplement immense. Il en existe plus d’une centaine de variétés à peu près courantes, ce qui ne consiste qu’en une part infime de ce qui existe comme tel, dans la mesure où les composés ne sont pas officiellement recensés; certaines « recettes » étant tout à fait propre à certains praticiens de la magie, certaines familles, ou certaines traditions, voire certains pays.

Le terme « encens » vient du Latin « incensum », qui a la même racine que « incandescent » et qui signifie donc « ce qui est brûlé ». Néanmoins, il existe un autre mot latin: « olibanum », qui a donné « Oliban », nom du « maître-encens » si l’on peut dire, et qui désigne à proprement parler la substance végétale qui se trouve être exactement et très précisément ce qu’est l’encens (à propriétés magiques) tel que nous le concevons en occultisme. Je précise ici le contexte lié à l’occultisme puisque aujourd’hui tout un chacun peut se procurer des « encens » à vocation conviviale et/ou désodorisante, sous forme de bâtons ou de cônes auto-incandescents une fois allumés, et pourvus des parfums les plus divers aux plus farfelus, qui bien souvent, ne contiennent même pas une molécule de l’élément dont ils sont sensés exprimer le parfum.

Ces « encens »-là étant bien davantage destinés à un usage profane plutôt que « sacré » (magique, religieux, mystique, etc.), les encens en grains ont toujours eu la préférences des puristes dans le cadre de ce dernier usage. Lorsque nous parle de « grains », ça peut tout aussi bien être en poudre, en vrac, comme sous forme semi-liquide, ou en crème par exemple. Dans la plupart des cas il s’agit de résines séchées, mais il peut également s’agir de débris végétaux comme feuilles, sommités, fleurs, racine, tiges, etc., mais aussi, selon les plantes elles-mêmes (toutes n’étant pas de la famille des résineux), de gommes balsamiques (comme c’est le cas de l’Oliban par exemple, qui, de ce fait, ne se consume pas au sens propre du terme, mais fond littéralement sur le charbon, ce que fait également le camphre car bien qu’il s’agisse d’une résine, elle n’est pas carbonée – elle ne « carbonise » donc pas).

La particularité de tous ces encens, comparativement aux encens en bâtons et en cônes, c’est qu’ils sont incapables de se consumer tout seuls. Ils doivent, pour libérer leurs substances, être soumis à une chaleur intense qui leur est généralement donnée par la combustion d’un « charbon ardent » (dit aussi « charbon automatique »), produit du mélange de copeaux très fins charbon de bois et d’un peu de chlore qui permet au charbon de rougir entièrement à partir du seul point d’exposition de la pastille de charbon à la flamme d’une bougie (contrairement aux blocs de charbon de bois pour barbecues).

Néanmoins il peut être très pratique de se servir de bâtons ou de cônes, même dans un contexte sacré. Dans ce cas, vous sont fortement recommandés le santal (en absolue priorité), le benjoin et/ou l’oliban bien sûr, la lavande (très en adéquation avec les énergies féminines et infantiles), le cèdre, la myrrhe, le cadre provençal, l’épinette canadienne, éventuellement « Ambre » et « Musc » (ce dernier étant extraordinaire contre la morosité), dans les marques suivantes: « Chinh Hiêu Quân Âm » (encens exclusivement au Santal, fabriqué à Hong-Kong mais très populaire en Occident, caractéristiques de leur long paquet d’emballage à dominante rouge avec imagerie chinoise et écriture dorée de même; de très loin les meilleurs), Marôma (« encens d’Auroville »), « Le Chemin Vert » (si on en trouve encore), Zen (uniquement pour le Santal; dans leur emballage cartonné noir), L’Occitane, Raj (pour le benjoin). Il en existe sûrement beaucoup d’autres qui sont tout aussi excellents mais qui restent à découvrir. En tout cas les marques précédemment citées le sont assurément; non pas un niveau du parfum, mais quant à la nature de l’atmosphère vibratoire que la fumigation de leurs produits permet de générer.

Nature des composés

Encens variésNous parlions de l’Oliban qui seul devrait être appelé « encens ». On peut considérer un ensemble hiérarchique de végétaux purs (donc non-composés) qui détiennent invariablement le sommet du palmarès des produits à fumiger dans le cadre d’un rituel, tout en sachant que chaque plante est bien sûr liée à une sphère astrale (ou séphirothique; c’est-à dire lié grosso modo à une planète et à ses caractéristiques). Ainsi, chaque plante possède sa ou ses propres vertus vibratoires ainsi dégagées lors de leur fumigation. Mais nous reviendrons plus loin sur les différentes propriétés fumigatoires des encens.

Pour l’instant, il faut retenir que l’encens « maître » qui devrait être présent dans tous les composés consumés durant les rituels de magie (pourvus qu’ils soient bénéfiques et non « noirs » ou propres à la « main gauche »), est donc l’Oliban. Deux autres « encens » lui sont directement inférieurs, et en quelque sorte « soumis » formant avec lui un « ternaire ».

Nous avons donc, pour entamer cette description, les trois têtes de liste incontestables en matière d’encens purs, qui sont donc l’Oliban(um), le Galbanum, et le Labdanum (dont l’usage est d’ailleurs parfois délicat en termes de mise en résonances avec les énergies profondes de l’inconscient).

Ensuite viennent les deux encens complémentaires, l’un masculin, le Benjoin (ou « benzoin » en arabe, qu’il soit jaune -de Siam, rouge -de Sumatra, gris -le plus fin, ou blanc -le plus pur et le plus proche de l’Oliban dont le Benjoin est le cousin), l’autre, féminin, est la Myrrhe (extrêmement complexe à brûler pour l’en faire dégager les substrats fluidiques et du même coup un parfum correct, c’est-à-dire qui ne sente pas exclusivement le brûlé, alors sans intérêt).

Ensuite viennent les encens « mineurs » (cette appellation un peu péjorative est toute relative, chacun de ces encens ayant sa propre grandeur au sens noble du terme), qui sont, pèle-mêle, le Storax (dit aussi « styrax-benjoin », de couleur noir profond, constituant principal du célèbre « Encens Pontifical » de couleur noir et or), la gomme arabique, la Sandaraque, le Sang-Dragon (ou « Sang de Dragon » – « Drachenblut » en Allemand, sève de couleur rouge intense issue du Draconier, généralement utilisée en « magie draconique »), la Manne (l’un des rares encens qui soit absolument comestible et au goût sucré de grande qualité), le Galipot (sève exsudée des troncs de pins durant l’hiver), les différents lentisques, le Liquidambar, etc. Chacun d’eux recèlent des propriétés propres dont nous ne parlerons pas ici; ces renseignements se trouvant dans tout livre sérieux relatifs au sujet.

A partir de ces encens purs, on compose alors des mélanges afin de croiser leurs effets respectifs pour un ciblage plus large compte tenu de l’addition de leurs propriétés. Parmi les plus célèbres de ces composés nous avons l’encens d’Eglise, de Lourdes, de Bethléem, de Jérusalem, de Nazareth, du Liban, d’Arabie, des Sept Rayons, des Trois Mages, l’encens Basilique, Pontifical, l’encens dit « en poudre », et d’autres plus particulièrement dévolus à une pratique ou un contexte comme l’encens « Voyance », « Maison », « Dévotion », etc.

La Société des Archalchimistes est l’auteur d’un manifeste intitulé « Livre des Encens Recensés » et qui contient les renseignements exacts et précis tels que l’exprime son titre, lequel reste confidentiel à cette heure, le temps que la grande majorité des encens dont la seule et unique valeur est d’être des produits commerciaux sans valeurs, aient très prochainement disparu du « marché » (avec cette même notion de « marché » d’ailleurs).

Principes fumigatoires

Fumigation d'encens en grain sur charbon ardentFinalement, tout cela ne nous dit pas pourquoi faire brûler de l’encens durant une opération magique. Eh bien la fumigation des encens, en fonction de leurs propriétés respectives, libère dans l’atmosphère du Plan matériel une fumée parfumée (à l’odeur d’ailleurs plus ou moins agréable; elle ne l’est pas forcément toujours, le plus bel exemple étant celui de l’Assa Foetida), forme visible et olfactive de ce qui est libéré sur le Plans subtils proches de la matière, à savoir le Plan éthérique et surtout le Plan astral.

L’encens ainsi répandu en fumée génère une puissante vibration dans l’environnement astral du praticien, vibration pure ou composite qui opère comme un filtre astral et physique depuis les plans subtils. En effet, toute vibration, qu’elle soit noétique (en rapport avec la pensée), psychique, spirituelle, dans une certaine mesure radionique, ou de quelque origine magique, qui n’est pas de même nature que l’énergie libérée par la fumigation de l’encens utilisé, sera systématiquement stoppée par son effet de bouclier, ne laissant donc passer que les énergies de même nature que celle de l’élément, ou des éléments consumés, à condition toutefois que la fumée obtenue soit suffisamment épaisse, et sans aération bien sûr tant que l’opération n’est pas terminée. L’usage de l’encens a donc deux fonctions:

    1. la protection contre les influx éventuellement invasifs issus des plans subtiles appliquée à l’environnement géographique et physique immédiat du praticien,
    2. la conjointe à l’usage des bougies faisant office de bornes d’appel d’énergies particulières mises en évidence par la charge de la bougie concernée mais aussi par les symboles dont elle est revêtue (dessins, textes, ou même sa couleur), et donc à ce titre l’écoulement facilité des énergies directement liées à la nature même de l’opération occulte entreprise.

De même, la magie noire (sérieuse) utilise généralement des encens qui lui sont propres, et qui ont la propriété d’engendrer des effets généralement inverses en nature, bien qu’identiques en fonctions, c’est-à-dire une attraction de forces de destruction, ce qui représente un danger considérable, surtout en magie noire évocatoire (la goétie), laquelle requiert alors de se concilier très intelligemment les entités convoquées car à la moindre faille du magicien, ladite entité, mal « domptée », mal contrôlée, considérera le magicien comme un faible et donc une proie facile, et en profitera au détriment de l’opérant, de sa santé physique et/ou mentale, voire de sa propre vie; les sphères obscures du bas-astral n’étant (n’étaient) généralement pas très enclines à la loyauté ou à la compassion, ni même et encore moins au respect, si ce n’est celui de la violence et de la fourberie implacables, considérées comme des signes de force.

Ceci pour attirer l’attention de tout un chacun sur un aspect extrêmement important qui passe très généralement inaperçu: si vous n’êtes pas absolument certain(e) de ce que vous brûlez et de ses effets, alors surtout ne brûlez plutôt rien!

Importantes remarques à noter concernant les parfums

Vous aurez peut-être remarqué que d’une part, nous précisons que les encens ne sont pas censés être utilisés dans le cadre profane de la « désodorisation » d’un environnement clos; son odeur n’étant pas sa vertu première (la Bible fait mention, notamment dans l’épisode de l’Exode de Moïse, d’une recette d’encens donnée par Dieu, avec la promesse d’un châtiment exemplaire à qui le fera se consumer pour la seule raison d’en apprécier l’odeur). Et d’un autre côté, nous précisons que tel encens est plus vil qu’un autre car son odeur en est moins agréable.

Il pourrait sembler qu’il y ait là une contradiction. En fait nous nous en sommes aperçus à la relecture du texte de cette page. Le fait est qu’il y a là un élément très important à souligner, ainsi qu’un test très facile à réaliser soi-même.

Premièrement, il faut savoir que l’odorat, le sens le plus laissé pour compte dans le règne humain, est néanmoins le sens qui nous met le plus directement en connexion avec le plan astral (sauf pour les médium bien sûr), même s’il n’est pas le moyen le plus concret c’est vrai. Cela signifie que chaque perception olfactive, chaque parfum, chaque odeur, surtout si elle est naturelle, correspond à une présence spécifique en astral (dans la zone la plus proche de celui ou celle qui perçoit l’odeur en question).

Nous pouvons interpréter cela de deux façons:

    • D’une part, aucun parfum du commerce n’est anodin, et nul d’entre eux ne devrait, dans l’idéal magique, être vendu sans en afficher la composition exacte afin de savoir quel peuvent être ses effets, son impact, sur l’astral entourant celui ou celle qui le porte, mais aussi sur son corps astral propre, ainsi que sur son chakras intestinal et son plexus solaires: Swadhistana et Manipura, qui représentent les portes d’entrée/sortie entre le plan physique et les plan éthériques et astral à partir de l’individu. Ainsi, lorsque chacun(e) d’entre vous se parfume, il ou elle rayonne une signature astrale qui lui est totalement inconnue. En conséquence, nous donnerons simplement à chacun(e) le conseil suivant: ne portez surtout pas de patchouli ou de parfum qui en contienne.
    • D’autre part, lorsque vous percevez un parfum, sachez que ce que vous percevez n’est ni plus ni moins que la traduction sensorielle d’une telle signature astrale. Sentir le « Chanel N°5 » au passage d’une dame à l’épais manteau de fourrure est une chose, sentir la rose en passant à côté d’un bouquet de roses en est une autre, et sentir un parfum précis en l’absence totale de quoi que ce soit qui est censé porter cette odeur en est encore une toute autre, bien que le principe fondamental des trois phénomènes soit parfaitement identique.

Ainsi, comme nous le disions, sentir le parfum dans le sillage d’une femme n’a rien d’extraordinaire en soi, et encore moins de « paranormal ». Pourtant ce que vous percevez est alors une sensation liée à la signature astrale que la dame s’est (temporairement) imprimée comme au fer rouge vue de ce plan de conscience. Avec l’intensité aromatique des parfums de synthèse mis en vente par les parfumeurs, notre « dame en fourrure » ressemblera, toujours vue de l’astral, à un véritable lampion perceptible à des kilomètres.

Sachez aussi que lorsque vous percevez un parfum de rose en passant devant un bouquet… de roses (devant un bouquet de pivoines ce serait déjà plus étrange, quoique), et bien que ce ne soit toujours pas très bizarre et toujours aussi peu « paranormal », c’est parce que vous percevez en fait la présence des élémentaux intimement liés aux énergies de Vie de la plante; ce que l’on appelle aussi les « fées florales » ou la « Devi » de la fleur en question. Si vous ne sentez aucune odeur en mettant votre nez au-dessus d’une fleur censées exhaler un parfum (certaines exhalent des parfums qui ne nous sont pas accessibles, tout comme l’ultraviolet nous est invisible, tout aussi bien qu’il soit possible que vous commenciez un rhume et que le sens de l’odorat s’en soit déjà allé), c’est qu’il n’y a aucun élémental présent dans cette fleur, qui n’a donc qu’une semi-vie organique, dépourvue d’âme! Deux seules raisons peuvent présider à cela. Soit cette fleur est le produit d’une manipulation génétique, soit elle a été tuée « magiquement », consciemment ou non.

NB : Le « climat » vibratoire industriel sait faire ça à merveille, notamment lorsque les fleurs, comme les fruits et légumes, sont irradiés pour indéfiniment ou presque conserver leur temps respectif de conservation, mais au prix de leur parfum ou de leur goût. Ce qui se produit à l’occasion de ces irradiations est très simple: les consciences concernées de ces végétaux sont anéanties et la structure subtile de l’organisme végétal, donc la structure éthérique, voire même astrale, est entièrement détruite. Sans corps éthérique de soutènement pour le corps physique, celui-ci ne se décompose pas, exactement comme les cas d’incorruptibilité des corps de certains Sages ou Saints reconnus. Ils n’ont peut-être pas été atomisés, mais leurs corps subtils respectifs ont également été extrait de leur corps physique (serait-ce par leur volonté propre au moment du trépas), stoppant sa promptitude à la corruption organique.

Enfin, lorsque vous percevez une odeur que vous pouvez reconnaître sans que l’objet qui est censé émettre cette odeur soit présent dans votre entourage (ce qui est déjà beaucoup plus paranormal), c’est très généralement qu’une présence astrale vous côtoie de très très près, une qu’une puissante énergie liée à la nature-même de l’odeur telle que vous l’interprétez, rayonne sur vous à ce moment. Dans ce cas, si l’odeur est agréable, c’est qu’il s’agit généralement d’une vibration élevée et positive. Dans le cas contraire, elle est basse et négative. Ceci est aussi très subjectif dans la mesure où l’appréciation de ce qui est « agréable » et « désagréable » est très liée à la nature vibratoire de celle ou celui qui la perçoit. Un tueur psychopathe appréciera davantage l’odeur d’un charnier qu’une personne aimante et mentalement saine. L’exemple est extrême mais éloquent, ce qui est son but.

Voici deux exemples tirés de l’expérience personnelle de l’ILADILYAS-MOUATTIB

Il y a un certain nombre d’année de cela, il passait quelques nuits, invité dans un monastère dont la protection subtile était pourtant « magiquement » (spirituellement) bien entretenue, où du moins qui était censée l’être. Il a pourtant été réveillé en pleine nuit par la présence d’une succube (« démon femelle » qui vampirise généralement ses victimes masculines par l’intermédiaire de ses fluides sexuels), laquelle avait pénétré sa cellule. Il ne l’a pas identifiée comme telle immédiatement, mais il ne lui a pas fallu beaucoup de temps à cet effet. Le fait est que c’est l’odeur de cette entité qui l’a tiré hors de son sommeil. Une très puissante et persistante odeur de sexe féminin, dans un environnement totalement dénué de toute présence féminine. Elle vampirisait ainsi les résidents depuis un bon moment, jusqu’à ce qu’elle en soit définitivement chassée.

Autre fait, un membre très éloigné de sa famille décéda. Cette personne avait la réputation d’avoir savamment cultivé la haine et la méchanceté durant toute sa vie, bien qu’ayant consenti, durant sa maladie, une brève trêve aux personnes qui l’entouraient. Cette personne était décédée de la maladie d’Alzheimer (durant laquelle elle finit par « oublier » de cultiver se méchanceté). Bref, toujours est-il que la nuit qui a suivi le jour de son enterrement, il a, là aussi, été tiré de son sommeil par une épouvantable odeur de mort. Il était impossible que le cadavre d’un animal ait pu être en cours de décomposition dans sa chambre. Il s’est donc levé en se dirigeant vers la fenêtre qui était ouverte au large afin de tenter de comprendre d’où cette odeur pouvait venir (la présence d’un abattoir à quelques kilomètres aurait pu éventuellement le justifier). En passant la tête par la fenêtre, il avait été extrêmement surpris de constater que le parfum de la nuit était frais et délicatement parfumé de l’expire nocturne des arbres. Rien à voir avec les relents de charogne qui lui avaient saisi à nouveau le nez lorsqu’il décida de rentrer la tête à l’intérieur. Il a fini par comprendre qu’il s’agissait donc d’une présence astrale vibratoirement malsaine. Il a entrepris un puissant dégagement psychique des lieux, et en moins de trente secondes, l’odeur disparut totalement sans laisser de traces ni revenir ultérieurement. Il n’y a qu’en faisant quelques rapides recherches le lendemain qu’il pu en déterminer l’origine exacte. Il avais été gratifié d’une aimable visite de courtoisie durant la nuit précédente de la part de ladite personne fraîchement décédée.

Voici une petite expérience à tenter à laquelle vous pouvez vous fier les yeux fermés (sauf le minimum syndical de vigilance à toujours conserver en mode « veille »).

Procurez-vous du Benjoin rouge, gris, ou blanc, celui qui a un parfum suave et piquant. En revanche, elle ne fonctionne pas avec du Benjoin jaune, celui qui a le parfum le moins agréable (proche de celle de l’huile d’olives, fade et très légèrement nauséabonde, vous comprendrez plus loin pourquoi).

Vous pouvez tenter cette expérience à n’importe quel moment et n’importe où, aussi bien chez vous qu’ailleurs, en intérieur ou en extérieur (ce qui est peut-être un peu moins pratique). Mais si vous avez le choix, placez-vous en un lieu où vous savez que l’environnement vibratoire est relativement bas, voire malsain.

L’idée est de faire se consumer le Benjoin et de prêter attention à son parfum. Si l’environnement dans lequel il se consume est sain et propre au niveau vibratoire, si aucune entité malsaine ne traîne dans l’astral du lieu en question, le Benjoin dégagera sa bonne et fraîche odeur épicée qui lui est si typique. En revanche, si l’atmosphère est lourde et chargée de vibration négatives, où perturbée par une entité plus ou moins négative, son parfum sera aussitôt fadasse, avec une pointe de parfum ressemblant à celui de l’huile d’olive. Le parfum de la fumée dégagée vire immédiatement, sauf dans le cas du Benjoin jaune dont le parfum est TOUJOURS celui-là! Ce test est édifiant et surtout imparable. Il fonctionne dans 100% des cas. Si vous connaissez une technique efficace de dégagement des lieux (notamment celle qui est énoncée en guise d’introduction au sein du RiNIK, vous verrez qu’une fois l’environnement effectivement dégagé de ses vibrations négatives, le parfum du Benjoin REDEVIENT IMMEDIATEMENT celui qui est normalement le sien, à savoir frais et piquant!

Ce test est extrêmement pratique pour qui n’est pas médium, afin de connaître la qualité vibratoire d’un lieu, et surtout, de savoir si un rituel de dégagement a été efficace ou non!

En guise de conclusion nous attirerons donc en quelques mots l’attention des lecteurs sur l’importance fondamentale de l’hygiène, tant des lieux que du corps, tant du corps physique que des corps subtils (d’où l’utilité du RiNIK justement dont c’est précisément la vocation première, permettant d’obtenir par voie de conséquences les effets qui en sont attendus), et de façon générale, sur tout ce qui est susceptible de générer de mauvaises odeurs. La tradition chrétienne dit qu’un saint ne sent jamais mauvais. Toujours est-il que si les mages noirs consument entre autre des excréments, ce n’est certainement pas par hasard. Les entités, les énergies, et les consciences les plus malsaines se vautrent dans les fluides subtils que nous percevons comme ayant une « mauvaise odeur » (odeurs corporelles comprises et lorsqu’il s’agit de transpiration, c’est qu’il y a un problème vibratoire de base chez la personne concernée). Il est donc inutile de dégager la pièce où vous vous trouvez pour qu’un rite quelconque s’y déroule si ce lieu ou vous-même, ou quiconque de présent, n’est pas parfaitement PROPRE. Ce ne serait qu’une porte laissée ouverture vers quelque chose de forcément « tentaculaire ».

Choc en retourLa notion de choc en retour est une constante quasi-universelle. De nombreux ouvrages ont traité cette question, raison pour laquelle nous ne la développerons pas à l’extrême dans la mesure où cette notion est franchement connue, et que tout ce qui pouvait en être dit, l’a effectivement été. Nous nous contenterons de clarifier un peu les choses et d’offrir un condensé de la problématique liée à cet effet « boomerang » de l’action occulte, entre autre.

Tout d’abord précisons pour les plus néophytes, que le choc en retour est le retour vers son émetteur, d’une action magique égale en nature comme en puissance à ce qu’il a lui-même émis. Les praticiens les plus exposés, ou du moins ceux auxquels le phénomène posent le plus de problèmes, ce sont bien sûr les magiciens noirs car s’ils sont tout disposés à émettre des énergies négatives et de destruction vers autrui (ce qu’ils trouvent parfaitement naturel, au sens propre du terme), ils ne sont étrangement pas aussi bien disposés à les recevoir pour eux-mêmes (effet beaucoup moins naturel à leur esprit). Si la pratique de la magie noire, comme le prétendent ses adeptes, est aussi naturelle que la pratique de la magie blanche, qu’elle est l’exacte reproduction de ce qui se passe dans la nature, pourquoi la nature ne reçoit-elle pas elle-même de choc en retour lorsqu’un orage s’abat par exemple sur un lieu habité en y causant des dégâts? Il y a là quelque chose d’essentiel à comprendre car l’Archalchimiste qui oeuvre de manière correcte, lui, est dispensé de choc en retour! Vous pouvez parcourir l’intégralité de la littérature ésotérique d’hier ou d’aujourd’hui, jamais vous ne trouverez allusion faite à la possibilité de se soustraire au choc en retour. S’en protéger, s’y soustraire pour y exposer quelqu’un d’autre, oui, mais certainement jamais s’y soustraire. Et lorsque nous parlons de « soustraction », il ne s’agit pas de ne pas être atteint par ce choc… mais de ne pas de déclencher du tout! L’Archimagistère est donc le détenteur exclusif de cette connaissance, mais… (il y a toujours une contrepartie) à condition d’être particulière « droit dans ses bottes » comme le dit l’expression populaire.

Le choc en retour est une loi immuable et universelle, que rien ne peut empêcher dans des conditions disons « normales », tout au mieux peut-on la détourner.

Exécutez un rituel de guérison sur quelqu’un, vous recevrez en retour une énergie de guérison équivalente à ce que vous avez émis (outre les conséquences liées à l’interruption de cette expérience pour nécessaire qu’elle soit. Il s’agit là à proprement parler, de « karma », ce qui est hors sujet au sein de cet article). Exécutez un rituel de mort, vous recevrez en retour une énergie de mort équivalente, comme si ce que vous avez envoyé faisait, quelque part, le tour de l’univers, pour venir vous frapper en bouclant ainsi la boucle. En fait, ce n’est pas le phénomène qui se produit, mais le résultat est le même. Rien n’est sans conséquences, sur aucun plan!

On a l’habitude de considérer le choc en retour comme appartenant en propre à l’art magique. Mais il s’applique à chaque instant de notre vie. Pensez, dites, ou faites du mal à votre voisin, et vous vous exposez indubitablement à l’effet du choc en retour. En revanche, les magiciens, instruits du phénomène, ont développé des techniques pour dévier son effet. Ainsi, il est courant de constater de la part des magiciens noirs, la mise en place de méthodes de « triangulation » afin de dévier, pour en être épargnés, l’effet de ce choc, alors redirigé sur des végétaux, des animaux, voire même des enfants (de loin les meilleures « éponges » pour les conséquences de travaux occultes très lourds, détruisant la vie de l’enfant, et enclenchant un autre choc en retour). Parfois, les praticiens les plus enclins à respecter toutes les formes de vie, prennent le soin de concevoir une copie fluidique d’eux-mêmes sur laquelle le choc peut être dirigé. A peine le leurre impacté par le choc, le lien fluidique entre cette copie et l’original doit être coupé afin que l’identité du leurre soit identifiée comme ayant été celle du magicien, et donc le choc, considéré comme ayant effectivement touché sa cible. Mais ce rituel est complexe et comporte un risque d’échec plus grand (à court terme) que celui consistant à faire payer un innocent, et en termes d’innocence, nous parlons aussi bien de la conscience d’un végétal qui n’a rien demandé à personne, que d’un enfant par exemple (même si nous sommes plus enclin à nous sentir concernés par un enfant que par une plante naturellement, ce qui n’est pas un avis toujours partagé par la conscience de la plante concernée d’ailleurs), pour les rituels de magie noire les plus puissants, et aux chocs en retour les plus violents!

Bien sûr, faire dévier ainsi sur une cible vivante l’énergie « boomerang », en dispense partiellement le magicien (car cet acte en génère bien un autre de moindre importance, par effet d’écho, ou d’éclats), mais la charge karmique négative générée par un acte pareil est énorme. Cependant, le paiement du karma était par le passé très différent de celui du choc en retour. Il se gère surtout très différemment. Mais pour cette question précise, je vous renvoi à la rubrique en rapport: « La terrible loi du karma ».

C’est aussi dans le but d’y échapper partiellement, que certains mages noirs s’associent en convents divers afin de faire supporter l’effet du choc en retour par l’égrégore de leur groupement, plutôt que par leurs membres à titre individuel.

Une chose est certaine, quels que soient les subterfuges pour y échapper, partiellement ou en totalité, le choc en retour finit TOUJOURS par rattraper celui qui le génère, d’une manière ou d’une autre.

Les actes sont en eux-mêmes une forme d’énergie très complexe, dont les différents événements constituant ce que nous appelons communément « actes », n’en sont que la manifestation cristallisée. « Commettre un acte » (bon ou mauvais), implique un tissu de pensées, un choix, une résolution, une organisation ou au moins une mise en mouvement afin de générer un événement final constituant cet acte et surtout les résultats attendus qui lui font suite. Tout cela génère une énergie dont se teinte l’aura de celui qui le commet, et qui crée une empreinte sur le plan astral, sur le plan éthérique, et sur le plan mental, laquelle empreinte va, à partir de ces différents plans de conscience, générer une copie en négatif d’elle-même dont l’identité est déterminée par la signature énergétique de celui qui l’aura générée au départ. Étant une copie inversée (en dynamique et non en nature, un peu comme le négatif d’une photo), et comme l’auteur de l’acte en question en est l’émetteur, cette copie des conséquences de son acte, une fois prête, le considérera cette fois comme cible. Pour un acte à proprement parler « magique », l’effet sera bien plus puissant car il aura été effectué en pleine conscience des lois régissant ce principe, mais aussi et surtout parce qu’en plus des plans astral, éthérique, et mental, ce n’est pas le plan des conséquences qu’est le plan physique sur lequel sera commis l’acte, mais sur celui des causes, le plan causal, qu’il est infiniment plus grave de perturber que celui de la matière!

On parle très souvent du « triple choc en retour ». Mais contrairement à la croyance populaire, ce qui le rend « triple » n’est pas le fait qu’il soit rendu trois fois la force bénéfique ou maléfique émise, ni une triple répétition du phénomène car dans la nature tout est alchimique et repose sur le principe de l’échange équivalent (un pour un, pas trois pour un). Il y a en fait mésinterprétation de l’exposé de cette loi qui, en les formes que nous lui connaissons aujourd’hui, remonte au haut moyen-âge. Il s’agit en fait des trois aspects de cette loi, des trois fondements sur lesquels elle repose toute entière; loi sur laquelle est également fondée la loi karmique, très semblable en cela au choc en retour qui en est une déclinaison « immédiate » (contrairement au paiement karmique, le choc en retour ne peut intervenir QUE dans l’incarnation qui a été le théâtre de l’acte ayant généré ce choc en retour. En aucun cas un choc en retour NE PEUT POURSUIVRE SON AUTEUR d’une incarnation à la suivante, mais elle peut impacter éventuellement l’entité désincarnée sur la zone du plan astral sur laquelle elle se trouve).

La mise en mouvement du choc en retour est déterminée par les trois immuables lois suivantes, propres à la nature même de la Création de par sa nature duelle:

    1. la loi de restitution équivalente (ce qui est donné de façon fondamentalement non-égoïste est systématiquement rendu; le mal que l’on fait n’étant fondamentalement jamais destiné à soi-même (!) même en infime partie, il tombe alors sous le coup de cette loi),
    2. la loi de complémentarité analogique (« ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » comme l’énonce la « Table d’Emeraude », en plus du fait que chaque chose a son reflet, chaque chose qui est créée – événement, action, pensée, parole, émotion, etc., génère une dynamique énergétique qui, naturellement, est la source même de la création d’une dynamique équivalente mais inverse),
    3. la loi de réaction systématique ou dite « de réciprocité » (comme nous venons de le voir, chaque action entraîne une réaction équivalente en intensité).

C’est en cela que le choc en retour est triple, c’est en cela qu’il ne peut être contré, mais c’est aussi en cela qu’il peut NE PAS ETRE GENERE, lorsque la nature et la forme de l’acte permet qu’aucune de ces trois lois ne soit enclenchée, ce sur quoi se fonde explicitement le Magicien Initiatique qui oeuvre en tant que tel, et dont les actes n’en sont aucunement un facteur déclenchant! Si une seule de ces trois lois est mise en mouvement par un acte sensible, ce sont parallèlement les trois ensemble qui sont alors activées.

Dispense du choc en retour pour l’Archimage

C’est aussi la raison pour laquelle la Magie Initiatique représente le fondement de l’univers magique, car c’est en cela que (seule) la Magie Initiatique trouve ce fondement dans sa raison d’être primordiale: permettre à celle et celui qui en emprunte la voie, d’atteindre à l’Illumination et de se libérer spirituellement, dans la mesure où la magie, la plus originelle qui soit, est l’une des « huit lumières de la Réalisation »! Voir à ce sujet, la rubrique « Aperçu du caractère sacré de la Haute Magie-Initiatique »).

Le Magicien Initiatique utilise à son avantage ces trois lois, au lieu de se les mettre à dos, car seul l’Initiatique va dans le sens du « mouvement universel » dans le sens du désintéressement personnel, contrairement aux pratiques classiques généralement égoïstes à « à gages » et qui vont à contre-courant, raison pour laquelle ces lois se déclenchent.

Ainsi, l’Initiatique n’œuvre jamais pour lui-même, ni de quelque façon qui puisse, directement ou indirectement, satisfaire son ego, mais aussi conformément à la « loi de restitution » citée ci-dessus.

En outre, et c’est en cela même que son œuvre trouve tout son sens, l’Initiatique n’agit pas extérieurement sur sa cible, MAIS SUR SA CIBLE EN LUI-MEME, conformément à la loi de complémentarité analogique, qui énonce que toute chose en ce monde contient à la fois toute chose, et est aussi contenue en toute chose. Chaque chose qui existe dans la Création a son équivalent parfait en tous points en chaque chose, y compris en le praticien lui-même, qui, lorsqu’il agit selon la loi un universelle Archimagistérale, agit donc sur cette parcelle en lui, et non sur sa forme, extérieure à lui-même. Il en touchera ainsi l’essence bien plus assurément qu’en ne touchant que sa forme. Or une telle pratique EXIGE de lui qu’il ne soit pas inutilement destructeur car sinon, il se détruirait en partie lui-même.

Enfin, dans sa pratique, et au lieu de déclencher un processus de « réaction en chaîne » sur le modèle: « ACTION VERS CIBLE = ACTION VERS ORIGINE », l’Initiatique déclenche un processus de « réaction linéaire » tel que: « ACTION VERS CIBLE INTERIEURE = ACTION VERS CIBLE EXTERIEURE », tout-à-fait conformément à la troisième et dernière loi, celle de réaction.

 

 « En l’exercice extérieur du pouvoir est le choc en retour qui disparaît dans son exercice en soi-même »

Troisième Fondement des Actes de Pouvoir du Code de la Noblesse Orthodole

Analyse d'une action magiqueSi un praticien des sciences occultes obtient des résultats tangibles et satisfaisants en pratiquant une action magique, ce n’est par hasard, ni par miracle, et à peine… par magie!

L’action magique est un fait dont les praticiens de haut vol ne sont pas ignorants, contrairement à d’autres qui parfois pratiquent sincèrement mais empiriquement ce qu’ils ont appris, d’une façon ou d’une autre, et ne peuvent que constater les résultats obtenus sans bien savoir pourquoi ou comment tout ça fonctionne.

D’une part, agir dans l’ignorance expose aux dangers de tous les dérapages possibles, de quelques natures qu’ils soient, et d’autre part, interdit de progresser dans cette voie qu’il ne vaut mieux pas trop explorer les yeux fermés en tentant des expériences au hasard. Si la magie est passée maîtresse dans l’art des rituels (en tant que procédures codifiées à suivre à la lettre), ce n’est pas pour rien.

Nous serons donc amenés, dans cette rubrique, à considérer le mode opératoire PRECIS du phénomène magique mis en route par la pratique du magicien, l’aspect incantatoire de la pratique, ainsi que les différences complémentaires et interdépendances entre les différents aspects de la pratique elle-même dans le cadre très diversifiés de:

    • la magie personnelle
    • la magie rituelle
    • la magie cérémonielle

où nous aurons également l’occasion d’aborder la question des pratiques:

    • propitiatoires
    • expiatoires
    • exécratoires
    • imploratoire

Cette rubrique est TRÈS longue, bien qu’elle ne fasse que vaguement survoler le sujet, tant il y a de détails qui n’y sont pas abordés. Ils sont pourtant d’une aussi grande importance que ceux qui le sont. Mais il faut faire des choix dans le but de la compréhensibilité du contenu, en espérant toutefois ne pas avoir été trop confus.

Autant dire que le sujet est vaste, et c’est la raison pour laquelle nous précisons, avant de l’entamer à proprement parler, que de très nombreuses références à d’autres rubriques sont faîtes au cours de l’exposé dans la mesure où, comme il s’agit de l’analyse d’une action magique, de nombreux aspects sont aussi abordés ici mais développés dans d’autres parties du site. Pour vous éviter des allers et venues incessantes entre cette page et celles qui vous seraient nécessaires à la parfaite compréhension de ce qui est exposé ici, je vous recommande préalablement la lecture des rubriques suivantes, si ce n’est pas déjà fait:

    • L’importance fondamentale de la maîtrise de soi
    • Les instruments de la magie
    • Les quatre magies fondamentales
    • Les quaternaires et leurs interdépendances
    • Les encens et les principes fumigatoires
    • Aperçu exhaustif des corps subtils de l’homme
Mode opératoire du phénomène magique

Le corps humain, tant physique que subtil puisque les deux aspects sont plus qu’indissociables (la seule idée de les dissocier est un non-sens en soi), est constitué d’outils qui ont été « pensés » pour figurer dans l’attirail naturel du magicien. Autant dire que par nature, l’être humain EST magicien et c’est pour ça qu’on dit de lui qu’il est d’essence Divine (sans vouloir ne circonscrire la Nature Divine QUE à un état de « magicien suprême »), car si magicien, en tout cas assurément créateur à sa propre mesure!

Nous allons étudier ici tous les aspects entrant en jeu dans le déclenchement d’un phénomène dit « magique », tant intérieurs (surtout) qu’extérieurs (également) au praticien.

Première chose, le magicien a besoin de sa CONSCIENCE (d’où l’entraînement indispensable au renforcement de sa concentration). Il a ensuite besoin de son énergie vitale (d’où la culture d’une hygiène de vie correcte en terme de nourriture et boissons, et de rythme de vie), de ses chakras et des canaux subtils permettant la circulation de l’énergie dans le corps, de l’un à l’autre de ces chakras (même remarque qu’entre les précédentes parenthèses), de qualités intérieures développées au maximum de ses possibilités allant dans le sens de la maîtrise de ses désirs, de ses pensées, de ses émotions et de ses sentiments (chacun de ces aspects étant en lien avec les chakras et le plan subtil sur lequel chacun d’eux vibre), en somme, d’une excellente maîtrise de lui-même (voir pour plus de détails sur ce sujet précis, la rubrique « L’importance fondamentale de la maîtrise de soi »). A cela s’ajoute quelques éventuels instruments, selon la nature de l’acte occulte pratiqué (là aussi, je vous invite à vous reporter à la rubrique « Les instruments de la magie » pour plus de détails).

Simulation

Imaginons maintenant que nous soyons ce magicien et que nous souhaitions par exemple (attention, ce n’est qu’un EXEMPLE TOTALEMENT FICTIF destiné à illustrer nos propos) faire en sorte qu’une grande manifestation annuelle organisée en intérieur, bien ancrée dans les mœurs, et ayant traditionnellement lieu depuis très longtemps, soit purement et simplement annulée (quelle que soit la raison qui motive notre magicien virtuel).

Je choisis cet exemple pour la force de l’égrégore constitué par un ensemble important de personnes réalisant cette manifestation à couvert pour parer à toute éventualité de gêne due à la météo, et très ancrée dans les habitudes. Cette force égrégorique est d’autant plus difficile à contraindre par le fait d’un seul individu (notre magicien en l’occurrence, qui, précision utile, va agir seul), que l’énergie a déployer de façon magique va devoir être importante, d’où l’intérêt de ne négliger AUCUN aspect de la procédure (le rituel) qui va être mis en place pour opérer.

Première étape, nous (le magicien) choisissons le type magique à utiliser (nous admettons par là que nous soyons experts en l’usage des quatre magies – voir rubrique « Les quatre magies fondamentales », que sont les magies naturelle, analogique, évocatoire, et psychique, ce qui constituerait un réel tour de force, mais… nous sommes un GRAND magicien – ou une GRANDE magicienne). Nous choisirons pour l’occasion la magie analogique, qui est la plus explicite des quatre dans le cadre de cette démonstration, et qui, de toute façon, fait comme toujours intervenir les trois autres à divers et moindres degrés.

Deuxième étape, nous établissons un calendrier de l’opération, raison pour laquelle nous nous y prenons très longtemps à l’avance afin d’avoir le maximum de temps devant nous pour mettre en place les divers processus opératoires, principalement liés à la préparation personnelle, mais également aux conditions astrales par l’établissement d’un thème (c’est le thème astral du moment de l’opération, exactement à l’image du thème astral dressé pour un individu à sa date de naissance). Entrent en jeu également les divers éléments des interdépendances quaternaires que nous passerons sous silence afin d’alléger le contenu de la rubrique.

Il convient en effet de déterminer les influences planétaires qui seront favorables à notre action, mais également celles qui pourraient lui être opposées. De la même manière, nous déciderons du jour de la semaine qui doit convenir pour entamer le rituel, de l’heure (magique) adéquate, et du nombre de jours successifs nécessaires à sa réalisation.

Troisième étape, il nous faudra nous procurer, si nous ne les avons pas sous la main, les divers instruments qui nous seront nécessaires à la parfaite exécution du rituel. Cela inclut les instruments rituels ou « armes » magiques, mais également les divers composés, généralement végétaux, qui vont intervenir dans le rituel lui-même (voir la rubrique « Les encens et les principes fumigatoires »).

Une fois cela déterminé, nous mettrons au point le calendrier de notre propre préparation au rituel car il ne s’agit pas de s’y mettre comme ça, en revenant d’un match de foot par exemple, ou d’une séance de shopping en centre commercial.

Une fois que ce calendrier est dressé et que nous avons mis au point le programme de notre préparation, nous allons enfin pouvoir commencer à réfléchir au déroulement du rite magique lui-même (nous verrons plus loin la différence entre rite, rituel, etc.).

On ne va pas entrer dans tous les détails de ces différentes étapes, on ne s’en sortirait plus, sans compter qu’on serait très largement hors sujet. A bien y réfléchir, ça demanderait un livre entier. Nous allons convenir du fait que tous les éléments sont réunis et que nous allons pouvoir nous préparer à débuter le rituel, maintenant que notre objectif est fixé, et que nous nous sommes dûment préparé à l’accomplir.

Dès lors, nous devons consacrer toute notre énergie, toute notre volonté, toute notre imagination, tout notre temps, et toute nos pensées, au but à atteindre, plus particulièrement au moment du déroulement des différentes phases du rituel comprenant toujours invariablement ouverture, déroulement, et clôture. Puisque nous avons recours à la magie analogique, il nous faut un « témoin » qui symbolise de façon vivante, la cible à atteindre (l’énergie en rapport avec la préparation destinée au déroulement de la manifestation que nous voulons faire avorter). Nous partons du principe que ce témoin est chargé, c’est-à dire qu’il vibre TRÈS EXACTEMENT l’énergie de ce qui constitue notre cible; cette charge étant intervenue par un moyen qu’il serait, une fois encore, trop long de détailler ici. La puissance magique sera, dans notre exemple fictif, déployée par la radionique au moyen d’un pendule émetteur par exemple, et bien sûr grâce à l’action psychique du magicien; action exprimée par toute la force de son impérieuse volonté!

A ce moment précis, voici comment procéder psychiquement

Nous (le/la magicien/-ne) commençons notre VISUALISATION, celle du RÉSULTAT attendu (surtout sans entrer dans les détails du pourquoi et du comment car les événements seront créés de toutes pièces selon un schéma et une organisation qui N’EST PAS DU RESSORT du magicien), c’est-à dire l’annulation (et non l’échec) de la manifestation.

Nous entretenons également et en parallèle, la simulation de l’ÉMOTION suscitée par la réussite de notre opération.

Ces deux étapes sont très importantes car parmi le potentiel d’énergie magique déployée, il est question de « qualité » et de « quantité », ou également, pour reprendre des termes empruntés aux sciences physiques (électricité), « d’intensité » et de « tension ». En l’occurrence, ici la puissance de l’émotion de la victoire (ET CELA QUELLE QUE SOIT LE DEGRÉS DE VICTOIRE ENVISAGEABLE, A TORT OU A RAISON) est la puissance de l’INTENSITÉ magique (ou qualité). La force de cette visualisation et de cette émotion simulée, directement en lien avec notre faculté de concentration, en est la TENSION (ou quantité).

Pour que cette notion quasi-essentielle soit plus claire, prenons un exemple disons « graphique ».

Imaginons que nous ayons devant nous un vumètre comme en ont les chaînes hifi par exemple, qui ressemblent à des niveaux visuels lumineux qui montent et qui descendent en fonction de la puissance de la musique.

Imaginons également que ce vumètre lumineux soit à la base de couleur bleue.

Ce vumètre serait là pour mesurer la qualité de notre puissance magique, le but étant bien sûr d’obtenir un succès total, ce qui amènerait alors le vumètre à monter au plus haut degrés de ses graduations, MAIS ÉGALEMENT à le faire progressivement passer de la couleur bleu à la couleur rouge. La moyenne des deux résultats, la hauteur de la graduation atteinte, et le passage au rouge, étant la mesure de la qualité de notre action magique au complet.

Faire monter le vumètre au maximum en le laissant vaguement violet pâle veut dire tension (concentration) maximum mais intensité (qualité de visualisation et de simulation émotionnelle) médiocre, ce qui équivaut à un puissant résultat médiocre.

Laisser le vumètre à peine au tiers supérieur du minimum de ses graduations mais avec une couleur rouge intense veut dire intensité (qualité de visualisation et de simulation émotionnelle) maximale, mais une tension (concentration) médiocre, ce qui équivaut à un faible résultat de qualité excellente!

Laisser le vumètre en bas et en plus de couleur bleu équivaut au résultat obtenu en regardant le journal télévisé (magiquement parlant bien sûr).

La moyenne entre les deux résultats équivaut à la valeur de notre succès magique qui aura toute l’intensité indiquée par la hauteur du vu-mètre et toute la puissance de la couleur rouge.

Cette image est donnée de façon très sommaire; le phénomène étant beaucoup plus complexe que ça car le facteur temps s’ajoute également à ces paramètres.

Le problème pour mathématiser ces éléments est que les moyens (scientifiques) de mesure du phénomène (donc de quantification) sont sérieusement manquants. On ne peut qu’interroger son intuition (et ceci n’est en rien une pratique hasardeuse!) afin de savoir quel était notre potentiel réel, tant en tension qu’en intensité.

Nous nous appliquons à ne dévier EN AUCUNE FAÇON de notre but, la focalisation de nos pensées, et de notre émotion, en une CONCENTRATION PARFAITE (ou du moins la plus parfaite possible). Dès que nous dévions tant soit peu de ce point unique représentant notre objectif, c’est une précieuse énergie perdue pour le but à atteindre, et donc une perte du potentiel de TENSION à entretenir pour alimenter les schémas astraux générés par nos pensées et nos émotions.

A cela s’ajoute l’incantation. A priori il ne s’agit pas de quelque chose qui soit apparemment très utile, et pourtant! C’est essentiel et très souvent négligé à tort, nous verrons pourquoi plus loin.

Dernière composante indispensable, la fermeté de la VOLONTÉ! Apprendre à « vouloir » vraiment n’est pas une chose facile. Nous confondons souvent « vouloir », qui est actif, et « avoir envie de », qui est passif ou au mieux neutre.

En agissant ainsi, nous étant placés dans les conditions requises définies jusqu’à présent, voilà ce qui se produit sur les Plans subtils (car sans Plans subtiles, pas de magie).

Mode opératoire

(voir rubrique « Aperçu exhaustif des corps subtils de l’homme »)

Nos pensées, par l’intermédiaire de nos visualisations via le chakra « Ajna » entre les sourcils, sont en lien avec le plan mental inférieur, juste placé hiérarchiquement au-dessus de l’astral (donc auquel l’astral est aussi soumis).

Notre émotion entretenue (celle qu’elle serait si la victoire totale nous était accordée) via le plexus solaire ou chakra « Manipura », est en lien avec le plan astral lui-même; plan de conscience qui se modèle comme de la terre glaise lorsqu’il est soumis à une charge émotionnelle, et qui préside à l’organisation du plan physique. Comprenez par là ceci: tout ce qui se crée dans la matière a D’ABORD été créé en astral. Si rien ne se crée en astral, rien ne peut se créer dans la matière! Et cette règle est valable pour ABSOLUMENT TOUTE CHOSE SANS NULLE EXCEPTION!

Nous devons mettre le feu sous le chaudron (ou l’Athanor pour les alchimistes) dans lequel nous aurons savamment mélangé toutes ses pensées et cette émotion. Sans le feu de la volonté ferme, vous n’obtiendrez qu’un pâle reflet de votre but (feu = EXPANSION; absence de feu = son contraire = eau, le rêve mélancolique de l’envie passive = RÉTENTION).

Si le rituel se déroule sur plusieurs jours, il est important qu’entre les moments qui lui sont expressément consacrés, nous ayons le mental vide de toute question en rapport avec le but à atteindre (TOUT EN CONSERVANT UNE ATTITUDE VOLONTAIRE). Voici pourquoi. La somme des pensées émises durant le rituel, appelée « CHARGE (DE GÉOMÉTRIE) NOÉTIQUE » en science magique, est stockée dans le cervelet, et y reste afin d’amplifier ce stock tant que la charge est alimentée (donc tant que nous continuons à penser à l’objectif). Lorsque l’esprit se libère une fois le rituel terminé pour la journée, et en retournant à nos pensées quotidiennes (l’idéal serait de ne plus penser du tout jusqu’à la reprise du rituel le lendemain), ou en dormant, ce qui est encore mieux dans le sens ou le mental est alors en position « OFF », la charge noétique stockée dans le cervelet s’écoule le long du système nerveux parasympathique au travers de la colonne vertébrale (il s’écoule le long des trois nadis principaux, Ida, Pingala, et Sushumna) jusque vers le plexus solaire, le diaphragme (le chakra « Manipura »). S’il y a surcharge noétique dans le cervelet, le stock entier ne parvient pas à s’écouler et reflue vers le cerveau (le mental). En période de sommeil ce n’est pas grave, le mental étant débranché, son effet de filtre est donc déconnecté et le stock est automatiquement absorbé par le subconscient. On se met alors simplement à rêver du rituel et de l’objet de nos pensées durant celui-ci, ce qui peut même avoir un effet bénéfique sur le résultat de ce dernier (actualisation des futurs potentiels, chers au Professeur Garnier-Mallet). En revanche, en période de veille, le phénomène est plus gênant car alors le mental se sature lui aussi du stock des pensées qui, jusqu’à ce qu’il soit épuisé en aval, s’imposera au mental en nous rendant obsédante l’idée du rituel qui monopolisera nos pensées, bloquant le processus d’écoulement à courts termes. Il est donc TRÈS IMPORTANT de ne pas trop forcer. Souvenons-nous de cette règle d’or: NI TROP, NI TROP PEU, propre à la voie médiane (à ne pas confondre avec la pseudo voie médiane: UNE FOIS TROP, ET L’AUTRE FOIS, TROP PEU).

Une fois le stock noétique ayant atteint le plexus solaire, celui-ci, jouant le rôle d’une parabole tant émettrice que réceptrice, rayonnera cette charge en Astral, ce qui permettra de structurer précisément l’énergie primale émotionnelle dégagée qui elle, selon l’architecture établie par la nature des pensées du stock noétique, va construire en Astral la réalité de l’objectif poursuivi. A chaque reprise du rituel, un renforcement de la précision de cette architecture et une alimentation en matière première Astrale (l’énergie émotionnelle) viendront alimenter sa réalité en cours de structuration sur les plans subtils.

L’oratoire magique, le lieu consacré où le rituel se déroule et ou NULLE AUTRE ACTIVITÉ QUE DE NATURE MAGIQUE NE DOIT JAMAIS AVOIR LIEU, se trouve être l’atelier au sien duquel est échafaudée une RÉALITÉ très concrète, où le magicien est l’architecte autant que la mine et le mineur qui en tire la substantifique moelle, contenue EN LUI-MÊME. Prenez cette description et transposez-là au macrocosme, à la Création toute entière, vous aurez là une assez bonne description du mode opératoire de la Conscience Créatrice Universelle, du moins l’image que l’on peut s’en faire en tant que… LE CRÉATEUR (l’homme fait à l’image de Dieu n’est pas qu’une phrase pour ne rien dire).

Une fois le schéma Astral de l’objectif entièrement achevé et la réalité en rapport clairement établie sur ce plan de conscience, le rituel peut prendre fin, les dernières émissions émotionnelles et noétiques iront parachever le renforcement de la réalité Astrale ainsi établie. A ce stade de concrétisation, l’équivalent Astral de sa masse volumique est suffisamment important pour créer une empreinte assez profonde permettant d’imprimer le plan éthérique, qui, nous le répétons, est le support électromagnétique de la matière dense, sa plate-forme de concrétisation en fait. Imprimer le plan éthérique c’est imprimer la matière, puisque factuellement, il EST la matière, mais juste sous un état non-physique et impalpable pour ce qui est déjà physique et matériel (c’est un peu tiré par les cheveux, mais le vocabulaire, français en l’occurrence, n’est pas assez riche pour exprimer des concepts inhabituels au monde mental ordinaire).

Une fois le Plan éthérique ainsi marqué par cette empreinte Astrale, la réalité en rapport, manifestée par des faits et des événements (totalement dus au « hasard » bien sûr), est à deux doigts de la concrétisation tangible et observable. Il reste cependant un dernier obstacle à vaincre, et qui doit avoir mobilisé TOUTE L’ATTENTION et donc la CONCENTRATION, ET LA VISUALISATION, ET la simulation ÉMOTIONNELLE du magicien: c’est la force d’opposition qui va devoir être appliquée à l’égrégore formé par l’ensemble des gens qui, eux, inconsciemment (donc TRÈS efficacement) VEULENT de toutes leurs forces que cette manifestation, que NOUS souhaitons empêcher, se fasse coûte que coûte! Il faut donc compter impérativement sur la puissance de cet égrégore et la seule façon de le contrer efficacement, dans le cadre du rituel destiné à nous y opposer, c’est d’avoir INCLUS DANS LA CHARGE ÉMOTIONNELLE ET DANS LA CHARGE NOÉTIQUE, LA VICTOIRE CONTRE LA PUISSANCE DE CET ÉGRÉGORE, en plus de l’atteinte de notre objectif qui est l’annulation de la manifestation. Il semble que ce soit deux choses tout à fait identiques, l’une conduisant forcément à l’autre, mais ne vous y trompez pas! Créer une réalité de toutes pièces représente une chose unique, alors que créer une réalité en en détruisant ou contrariant une autre, représente DEUX choses différentes et bien distinctes.

Si le contrôle de nous-même à été satisfaisant, notre concentration ferme, notre visualisation claire comme si nous la regardions en face comme étant déjà une réalité, notre émotion vivante et réaliste, notre vide mental impeccable entre les différentes phases du rituel, notre constance sans faille, notre SILENCE absolu sur ce que nous avons entrepris (afin d’éviter à tout prix les interférences du mental incontrôlé de notre entourage), ALORS, et alors seulement notre rituel aura réussi (qui a dit que la magie était un art facile?).

En réalité, l’erreur généralement commise par les débutants ou les amateurs qui n’en connaissent que peu sur le sujet, est de vouloir absolument « croire » que le résultat va se produire. C’est une erreur parce que vous demandez à votre mental de croire en quelque chose qui n’une part n’existe pas (encore, et peut-être n’existera pas en cas d’échec), et dont les probabilités que les choses se passent autrement qu’elles se passent toujours sont infimes (un mental ne croit pas en la magie. Il ne croit qu’en les faits vérifiables par les sens, quitte à ce qu’elles soient illusoires, donc fausses. Ça ne lui posera aucun problème). Vous ne devez donc pas croire en le fait que ça va marcher. Vous devez croire en ce que vous faîtes et en la raison pour laquelle ce que vous faîtes influe sur le cours des événements. Ça votre mental peut y adhérer. De toute manière, « croire » est la pire habitude qui soit parce que la croyance est purement arbitraire. Il faut savoir, ou ignorer et alors apprendre, mais jamais se contenter de seulement croire. La croyance est une forme rassurante d’ignorance.

Voilà donc le résultat visible de ce qui a été entrepris

Le président de l’association organisant la manifestation se disputant avec le trésorier, ce dernier l’aura dénoncé comme ayant mis la main à la caisse, les membres se révoltant contre l’idée d’avoir pu être ainsi exploités annonceront leur intention de manifester leur mécontentement en faisant acte d’absence et l’association, au vu des malversations de son Président, sera dissoute, et… la manifestation annuelle ANNULÉE… par le PLUS GRAND DES HASARDS, qui ne se serait jamais produit si « quelque chose » n’avait pas été impulsé afin de contraindre les potentialités à s’assembler de manière à parvenir au résultat attendu.

Nous pourrons donc, comme nous nous y étions engagés un peu à la légère il est vrai, inviter effectivement nos quelques 150 amis à venir fêter notre anniversaire dans la salle qui devait, le même jour, accueillir la manifestation qui a bizarrement été annulée… comme ça tombe bien!

L’importance du phénomène incantatoire

Comme nous le soulignions plus haut, l’incantation est une chose semble-t-il tout à fait mineure dans le déroulement d’un rituel, hormis dans le contexte très étroit d’un rituel évocatoire puisque l’appel, à proprement parler, la convocation (vocale) de l’entité évoquée, à se manifester devant le magicien, est tout-à-fait primordiale.

En effet, on pourrait penser qu’au cours de quelque rituel que ce soit et qui ne soit donc pas évocatoire, la psalmodie, ou tout autre forme d’énoncé vocal, n’ayant spécifiquement aucune raison d’être en apparence, pourrait tenir davantage du folklore que de l’utilité concrète.

Eh bien que ceux qui suivent ce raisonnement se détrompent. Néanmoins, « En ce qu’il ménage sévèrement lorsqu’il n’a pas absolument besoin d’en user est le pouvoir du puissant » (Sixième Fondement des Actes de Pouvoir du Code de la Noblesse Orthodole).

Ce qui signifie que pour que la voix humaine ait la portée qu’on est en droit d’attendre d’elle, elle doit être économisée. Un magicien qui se prépare à l’exécution d’un rituel doit s’astreindre autant que ça lui est possible, à une abstinence vocale, s’inscrivant dans la liste de tous les types de jeûnes auquel il est sensé être soumis (jeûne alimentaire, soit, mais également jeûne sexuel, jeûne noétique -donc en lien avec la pensée, et s’il ne peut matériellement pas s’abstenir de générer des pensées, alors qu’il les maîtrise, jeûne gestuel, -même remarque, etc.).

Celui ou celle qui bavarde sans cesse, que ce soit pour ne rien dire ou dire des choses quand bien même intelligentes, disperse une énergie précieuse qui, comme toute énergie circulant en lui, devrait être maîtrisée. L’adage dit que le silence est d’or, ce n’est pas non plus pour rien.

Une fois la parole retenue et maîtrisée durant les trois semaines qui précèdent l’exécution du rituel (mais plus particulièrement les trois derniers jours), le magicien peut se préparer à user de son verbe qu’il devra, lui aussi, le moment venu, maîtriser aussi parfaitement que possible. Aucune marge d’erreur ne lui est consentie, la magie n’étant pas une discipline de l’à peu près. Donc ni bafouillage, ni hésitation. Dans ce but, l’incantation sera soigneusement préparée préalablement (à moins que le texte incantatoire soit une composante intime du rituel), et dans le meilleur des cas, appris par cœur, mais en s’assurant d’éviter tout risque de trou de mémoire, faute de devoir clôturer précipitamment le rituel qui, même sans cela, resterait dès lors sans effet.

En prononçant l’incantation prescrite, hormis toutes considérations relatives à la connexion du magicien avec l’égrégore lié éventuellement au texte de l’incantation elle-même (connexion rendue active par sa prononciation), une mise en résonance analogique est immédiatement opérée avec le chakra pharyngé, « Vishuda », ayant son centre de projection dans la glande thyroïde, ce « centre de force » étant intimement lié à la voix elle-même.

Si le texte en question est en langue étrangère, il se devrait d’être prononcé à la perfection dans l’accent même de la langue, faute de voir son effet altéré! Donc méfiance avec le Latin par exemple, qui ne se prononce PAS à l’Italienne, MAIS à la FRANÇAISE, exactement comme au temps des Romains! Par exemple, « angelus » ne se dit pas « an-n-djé-lous » mais « anne-gué-louss ». Ou encore « Sicut in coelis » ne se dit pas ‘si-coute-in-tchélis » mais « sicoute-in-co-élis »; le Latin ecclésiastique étant un gros « à peu près » lié au fait de la suprématie italienne sur l’Église Catholique Romaine.

Au moment de la prononciation du texte incantatoire, voici donc ce qu’il se passe.

Le signifié (la signification profonde du texte en question qui n’en est, lorsqu’il est prononcé, que la traduction codée afin d’être rendue audible), de par la prononciation des termes de l’incantation, fait vibrer le chakra pharyngé qui se charge de l’énergie de ce signifié, qu’il rayonne aussitôt sur le Plan subtile avec lequel il est en connexion (avoir CONSCIENCE de ce phénomène le rend bien évidemment beaucoup plus puissant). Ce plan est le plan causal, donc comme son nom l’indique, le plan de conscience des causes principielles et fondamentales présidant à toutes manifestations sur les autres plans qui lui sont inférieurs hiérarchiquement et qui lui sont soumis, à savoir toutes les dimensions du plan astral, et par conséquent le plan éthérique, et donc également le plan physique de la matière dense!

On peut dès lors comprendre à quel point la voix est un instrument aussi précieux que sacré, et combien ceux qui en font usage de façon inconsidérée, comme pour médire (au maudire), insulter, mentir, etc., commettent quelque part un acte de sacrilège au regard de « ce qu’il y a derrière », mais aussi gaspillent un TRÉSOR inestimable de POUVOIR. Et le fait est que par leur attitude même, ils se coupent naturellement de toute possibilité d’en faire usage, même en connaissant l’art et la manière d’opérer.

ADDENDUM
Rite, rituel, et cérémonie

Ces trois aspects de la pratique magique constituent son ensemble structurel autour duquel l’acte doit prendre forme.

Pourquoi associer, en principe (ce n’est pas toujours vrai), un aspect rituel à la pratique magique?

Le fait est qu’en cette matière, il n’est jamais conseillé de transgresser la « procédure » liée à l’accomplissement d’un acte magique, dans la mesure où le praticien ne dispose que d’une marge de manœuvre étroite s’il escompte un résultat de ses pratiques. Ainsi le rituel est la prescription exacte du « mode d’emploi » lié à la façon de procéder, associant mode de déroulement, gestes, paroles, etc. Le rituel structure donc entièrement l’exécution de l’acte magique afin que celui-ci ne soit AUCUNEMENT laissé au hasard. Bien sûr, ce rituel n’est pas fondamentalement immuable (rien ne l’est, sauf chez les « fanatiques » et autres « conservateurs », qui comme tout pratiquants de solutions extrêmes, s’éloignent de fait du chemin même qu’ils souhaitent suivre absolument, RIEN n’étant éternel). La « mise à jour » d’un rituel peut être prescrite afin de mieux se conformer aux moyens dont dispose l’époque accueillant son déroulement, soit parce qu’il existe une amélioration concrète à lui apporter, soit encore parce qu’une nouvelle compréhension de la mécanique du rituel peut à cette fin être exploitée de manière formelle. Mais cela n’inclut aucunement la possibilité de procéder une fois comme ceci, et la fois d’après comme cela, et la troisième « comme on le sent » sur le moment!

Ainsi, parler de « magie rituelle » est quelque part un non-sens. On parlera alors davantage, et a contrario, de « magie personnelle », c’est-à-dire d’un ensemble d’actes à vocation magique mais qui ne correspondent pas au suivi d’une prescription précise et documentée, donc ritualisée, mais plutôt à l’exécution d’une ou plusieurs techniques, telles que peut en faire intervenir la pratique de la radionique, utilisée en l’occurrence à des fins magiques. Dans ce cas, l’opérateur ne se place pas dans la position de « magicien », mais plutôt dans celui de technicien dans le cadre de l’exécution d’une pratique ayant des conséquences magiques, ce dont tout le monde, au sens très large du terme, est susceptible d’être capable. Ceci inclut donc que tenir cette position de « technicien », NE NÉCESSITE PAS LE RECOURS A L’INITIATION, contrairement à celle du magicien en tant que tel (du moins de préférence), et quand bien même il y aurait largement confusion entre ces deux aspects pourtant très différents.

La « magie rituelle » est donc de la « magie » tout court, alors que la « magie personnelle », finalement quelque part n’en est même pas, même si ces effets peuvent être puissants malgré tout.

Selon l’ensemble des grands dictionnaires de la langue française (Littré, dictionnaire de l’académie française, etc., qui incluent à leurs définitions respectives en rapport un contexte plus spécifiquement religieux), le « rituel » est un livre contenant l’ensemble des cérémonies, elles-mêmes constituant un rite.

Dans un contexte plus spécifiquement magique au contraire, le rituel est, comme nous l’avons vu, l’ensemble prescrit des détails qui président au déroulement d’une action magique précise, où un ensemble de rituels constitue, pour sa part, le rite (à l’image du « rite occidental », « rite évocatoire » de Papus, etc.), et l’ensemble de plusieurs rites formant la cérémonie magique global du système magique en rapport, hors de tout contexte d’apparats puisque bien sûr, la cérémonie n’est évidemment pas publique, mais secrète.

La magie cérémonielle est donc un ensemble d’actes magiques, mais réalisés en présence de plusieurs participants, au cours d’un déroulement assez long ayant en principe un objectif global, ou lié au contexte d’une célébration (un solstice par exemple).

En revanche si l’on parle de cérémonial magique, on parlera plutôt du déroulement rituel de l’acte magique, sans réel rapport avec la « cérémonie » au sens strict du terme.

Les quatre orientations (traditionnelles) du rituel

Primordialement, et il n’y a encore pas si longtemps de ça (un siècle tout au plus), la pratique de la magie n’avait guère d’autres orientations que les quatre que la tradition nous a laissé (en souvenir), à savoir, les pratiques propitiatoires, expiatoires, exécratoires, et imploratoires, c’est-à dire, dans l’ordre:

    • destinées à être rendue propices à l’attente d’un résultat (une demande souvent manifestée par un rituel d’offrande ou de quelque chose de personnel au magicien en contrepartie du résultat attendu, d’où la pratique sacrificielle),
    • destinées à expier une faute, obtenir un pardon, ou plus subtilement, obtenir une réduction de la charge karmique, tant du magicien lui-même que de la tierce personne pour laquelle il serait susceptible d’intervenir, gratuitement ou contre paiement,
    • destinées à maudire, évincer, éloigner, ou simplement renvoyer loin du magicien ou de la personne pour laquelle il opère (de « exécrer »: détester, haïr),
    • et enfin destinées à implorer une manifestation Divine, un aspect de l’Absolu, la Conscience Divine ou un dieu quelconque, voire une conscience de la nature que la tradition aura préalablement divinisée tel le font les paganistes, ou toute forme de reconnaissance de force supérieure, que tel désir, demande, vœux, ou autres suppliques soient accordées.

En y réfléchissant bien, il n’y a pas eu de si grands changement entre le début du siècle dernier et le nôtre, en tout cas concernant la motivation première des êtres humains.

Conclusion

Si l’ensemble des techniques dont il a été question jusqu’ici vous semblent difficilement réalisable, c’est tout simplement dû au fait que l’Être Humain de notre époque, et sans forme de quelque intolérance que ce soit de notre part, par rapport à ce qu’il devrait être du moins, et surtout comparativement au « modèle sur lequel il a été pensé » si l’on peut sire, n’est plus qu’un petit animal sauvage, purement instinctif, entièrement ignorant du monde dans lequel il vit et dont il s’est construit une image mentale qui le rassure, le rendant inapte à faire usage de plus de 99% de ses facultés naturelles par le simple fait qu’on ne lui a jamais appris à être seulement maître de lui-même. Il ne doit pas y avoir beaucoup de gens sur cette planète qui aient une réelle et profonde conscience de l’ampleur de la décadence et de la dégénérescence de notre actuelle civilisation humaine, rongée qu’elle fut jusqu’au cœur par le poison du karma et de l’illusion y ayant laissé des traces profondes et des traumatismes auxquels beaucoup tiennent encore, autant que par du culte du non-effort et donc de la facilité, et encore un peu éloignée de la moindre envie de s’en défaire, du moins pour certains.

En cela, nous pouvons convenir que si l’adage dit que « la paresse est mère de tous les vices », rien n’est plus juste au regard de cette simple logique:

Désir d’obtenir + effort = obtention + force intérieure + assurance personnelle + liberté intérieure

Alors que:

Désir d’obtenir + désir de facilité dans le non effort = obtention + pacte karmique compensatoire + enchaînement intérieur à la dépendance karmique + esclavage

Cependant, les exceptionnellement rapides changements d’Ères cosmiques que notre système solaire a connu dès 1986, puis en 2010, a permis à notre humanité de connaître une lente et pourtant phénoménale remontée (imposée) de son taux vibratoire, afin que nous puissions saisir notre chance d’être hissés enfin hors du gouffre qui nous a tenu majoritairement si chaud.

Dans les siècles à venir, il est très probable que la magie elle-même sera un concept qui aura disparu tel que nous le connaissons aujourd’hui, malgré les millénaires de son histoire passée, car alors chacun saura en pleine conscience, de façon naturelle et depuis son enfance, qu’il et elle est par nature ce que dans le passé on appelait « magicien(ne) », au sens où la racine de l’Homme est Divine, et qu’il est donc lui-même créateur, et que le fondement même de l’existence humaine est d’exprimer le simple fait être l’Absolu Lui-même.

Protection QuadriporteLa considération qui est très certainement la plus souvent abordée en matière de sciences occultes pratiques (donc d’ARTS magiques), c’est celle des protections. Et pour cause. Je pense inutile de rappeler que la manipulation de telles forces, parfois anodines (encore que, dans cette matière, rien ne le soit vraiment tout à fait), mais le plus souvent puissantes et LOURDE DE CONSÉQUENCES, n’est en aucun cas à prendre à la légère, bien au contraire. Ce n’est pas pour le plaisir qu’une telle science des protections s’est à ce point consolidée au fur et à mesure des millénaires qui tous, ont connus les pratiques magiques les plus variées.

La nécessité d’offrir au praticien des sciences occultes un rempart fiable entre les agressions de l’extérieur son périmètre aurique a toujours été d’actualité; les temps présents ne faisant aucunement exception à la règle, ne serait-ce que par simple application du principe (et du devoir) de vigilance.

A ce propos, il est utile de préciser les différentes sortes d’agressions qui justement, menacent les artisans de la « magie » au sens large et toutes catégories confondues:

    • le choc en retour, à la rubrique duquel nous vous renvoyons pour plus d’informations,
    • les actions magiques dirigées contre lui, attaques conscientes de la part de ses ennemis ou « concurrents », mais aussi et surtout INCONSCIENTES, de la part des gens qui l’entourent sans être aucunement magiciens ou sorciers; certainement la forme de magie la plus redoutable et l’une des plus puissantes qui soient (combien de mages ont rêvé pouvoir disposer du pouvoir de ces candides praticiens inconscients d’un art qu’ils ne connaissent pas et en lequel la plupart ne croient même pas),
    • les égrégores et leurs divers types de manifestations, pour les plus agressifs d’entre eux (comprenez par là la puissance du conglomérat de pensées communes dirigées soit vers le mage lui-même, soit vers la cible au milieu du trajet duquel il se trouve éventuellement placé, voire encore contre les intérêts duquel agit le mage),
    • le déclenchement de forces naturelles et de diverses formes de « fatalités », animées par une maturité karmique parvenue à terme, activée ou accrue par un sentiment négatif entretenu par le mage, comme la culpabilité par exemple, le pire de tous à bien des égards,
    • l’attaque en règles d’entités humaines désincarnées, d’âmes-groupes divers, de forces psychiques de destruction, ou angéliques mal intentionnées (encore qu’à ce stade de l’histoire il n’y en ait plus depuis longtemps), de résidus astraux auto-conscients et souvent auto-générés (comme les larves par exemple, parasites de nature astrale qui s’accrochent au plexus solaire et suscite chez son hôte des sentiments et émotions négatives afin de pouvoir se nourrir de leur émanation et croître en taille comme en puissance – l’une des visions astrales les plus affreuses qu’il m’ait jamais été donné de voir à l’époque), etc.,
    • la rupture, par le mage, d’une alliance subtile avec des forces occultes auxquelles il s’était lié par intérêt (rupture d’un pacte avec telle hiérarchie ou entité ténébreuse par exemple),
    • les simples conséquences d’un comportement irresponsable, négligeant, distrait ou autre, dénotant un manque de maîtrise de l’opérateur dans l’exercice de la pratique magique, comme, au titre de l’exemple le plus probant, céder à la peur d’une manifestation ou au sentiment de peur induit par un ordre psychique ou par radionique depuis l’astral par des entités souhaitant déstabiliser le mage pour quelque raison que ce soit.

A ce propos, nous citerons l’exemple dont parle Papus (dans son livre « Traité Méthodique de Magie Pratique » – éditions Dangles). Il est question d’une expérience qu’il a lui-même vécu; expérience de magie évocatoire réalisée avec un novice en la matière, et comme de tradition, dans un cercle magique (nous y reviendrons plus tard), tracé à la croisée de deux chemins en pleine rase campagne. L’instruction du Maître (Papus lui-même donc) était aussi claire qu’impérative: quoi qu’il advienne, NE PAS QUITTER LE CERCLE! Au cours du rituel, une voiture (à cheval, nous sommes au tout début du XXè siècle, voire fin XIXè) s’avance vers eux à toute allure. Le novice s’agite et devient inquiet. Lorsque la voiture, toujours à fond de train, n’est plus qu’à quelques mètres, le novice se lève pour se ruer hors du cercle et ainsi éviter la voiture, immédiatement retenu par le Maître qui le rassied dans le cercle. Ses esprits repris, le novice jette à nouveau un regard inquiet vers la voiture. Rien! Il n’y avait PAS de voiture!

ON NE DOIT JAMAIS quitter le cercle!

Il existe des raisons pour lesquelles se protéger très efficacement, certaines sont des variantes des précédentes, ou leur cumule à différents degrés. Mais quoi qu’il en soit, et quelles qu’en soient les raisons, la (sur)protection est impérative.

Nous citons toujours avec plaisir, parce que l’occasion est chaque fois trop bonne pour résister à la tentation d’en faire mention, le cas du SPIRITISME, et chaque fois que la même occasion nous en est donnée, nous ne manquons non plus JAMAIS d’attirer l’attention sur l’ampleur gigantesque de ses dangers, sauf rarissimes exceptions!

Le spiritisme, n’est autre que le nom à la mode (depuis le XIXè siècle, en version plus récente on a aussi « channeling » par exemple) d’une discipline magique connue depuis des temps immémoriaux: la NECROMANCIE!

Mais la nécromancie a sur le spiritisme l’avantage de se reconnaître comme une effective discipline magique, requérant les mêmes impératifs, en l’occurrence liés aux protections du nécromant (ou nécromancien), contrairement au spiritisme qui ne requiert de ses praticiens aucune protection d’aucune sorte. C’est normal, nous sommes tellement plus intelligents que dans les temps reculés, et surtout tellement moins superstitieux. Les statistiques officielles sont formelles, et ce depuis des années: PLUS de 70% des pensionnaires des hôpitaux psychiatriques français ont été internés suite à des expériences ratées de voyages astraux, spiritisme, évocations, etc. Nous tenons cette information de l’ancien Directeur de l’Hôpital Cochin à Paris, mais cette info est également parue très officiellement dans la presse il y a quelques années.

Pour seule information, lien menant vers une vidéo tout-à-fait authentique d’une séance de Ouija qui a mal tourné. Attention, ce n’est quand-même pas un film d’horreur hollywoodien, mais en revanche, c’est même la réalité.

ATTENTION: la magie est une discipline REDOUTABLE pour les amateurs qui s’y essaient sans encadrement SÉRIEUX!

En termes de protection nous trouvons deux catégories:

    • ce que l’on appelle les « protections volumiques » ou « périmétriques », qui sont en fait des protections destinées aux lieux devant être soit assainis, soit tenus sains,
    • et les protections personnelles, destinées donc à assurer au praticien lui-même, une barrière défensive, voire dans certains cas offensive, afin de le protéger personnellement.

Il va sans dire que ces deux catégories de protections ne sont pas optionnelles l’une par rapport à l’autre, mais intégralement complémentaires.

Protections périmétriques (dites également « volumiques »)

Pour ce qui est des protections périmétriques, elles concernent bien sûr l’oratoire, ou quel que soit le nom donné au lieu consacré à l’exercice des arts magiques, MAIS AUSSI, et c’est très généralement oublié, au lieu de vie du praticien. En dehors de son activité occulte, le praticien NE CESSE PAS D’ÊTRE MAGICIEN, et de cela, une fois ses travaux terminés, bien des consciences invisibles se souviennent… en l’attendant au tournant, pour bien des raisons diverses qu’il serait trop long d’évoquer ici.

Certaines protections sont communes aux deux contextes, certaines en revanche, comme le cercle magique, ne s’adapte bien sûr qu’au seul oratoire.

L’ensemble de ces protections sont de deux types, les « dégagements » (destinés à évacuer toute présence vibratoire importune, qu’elle soit psychiquement active ou non), et les « remparts ».

Les dégagements sont effectués à l’aide de fumigation d’encens choisis tout spécialement à cet effet, d’appareils radioniques (graphiques – dessins géométriques spéciaux, voir exemple en haut de page, volumiques – formes géométriques, soniques – fréquences audibles de forte intensité), d’objets contondants (athamés, dagues, couteaux, épées, etc., assortis de manches très bien isolés, non rendus absolument non-conducteurs) ayant de naturelles propriétés de décondensation des coagulas fluidiques (formes psychiques proches de la matière), tout cela associé à des oraisons jaculatoires adaptées (formules courtes répétées inlassablement jusqu’à obtention du résultat souhaité, ayant des propriétés vibratoires tout-à-fait spéciales sur les plans subtils, et constituées de ce que l’on appelle des « mots de pouvoir », essence même de la mythique « formule magique »).

La Chine a gardé de sa tradition antique l’éclatement des pétards, étant l’inventeur de la poudre, et du feu d’artifice. Initialement, les Chinois, dans l’antiquité, faisaient éclater des pétards pour éloigner les démons, et la vocation du feu d’artifice était une sorte de dégagement des lieux à dimension géographique! Eh bien croyez-le ou non, ça marche! Ça ne les éloigne ni de beaucoup ni très longtemps, mais quand même. A essayer chez soi, quand on n’a pas de voisins proches, et qu’on ne craint pas de mettre le feu.

Les remparts, quant à eux, sont assurés également par des schémas radioniques à charger quotidiennement, par le cercle magique, ainsi que par des charges plantées dans le sol, pour ce qui est des techniques passives. Concernant les techniques actives, requérant donc l’intervention personnelle du magicien, la protection s’entretient par une activité psychique haute en énergie et quotidiennement entretenue, des visualisations de lumière jaune-or et blanche, voire jaune-vert pour la plus efficace, et la répétition, à rythme régulier, de formules appropriées.

Sauf dans le cas du cercle, toutes ces techniques doivent être employées par le praticien pour son lieu de vie.

Protections personnelles

Pour ce qui est des protections personnelles, il convient de protéger trois choses essentielles par lesquelles l’être humain peut être atteint aussi facilement qu’une motte de beurre mou par un couteau pointu. Le problème c’est que l’une de ces trois choses est totalement ignorée même par l’ultra grande majorité des initiés de haut rang (alors que dire des autres?!). Voir à ce sujet à la rubrique « Aperçu exhaustif des corps subtiles de l’homme » concernant spécifiquement ce que l’on appelle le « double aérien ». Cette rubrique fait également mention des chakras dont il est question ici et de la lecture de laquelle vous ferez donc grandement votre profit afin de bien comprendre les mécanismes décrits sur cette page.

Nous disions donc qu’il y avait trois éléments absolument essentiels à protéger (c’est évidemment le cas de l’occultiste actif, mais c’est tout aussi requis pour Monsieur Tout-le-monde, lequel n’est nullement épargné par les jeux subtils qui l’entourent, et en être ignorant ne l’en protège pas davantage que de feindre de l’ignorer):

    1. nous l’avons dit, il y a en premier lieu le « double aérien », décrit dans la rubrique qui lui est en partie consacrée et sur lequel nous ne reviendrons donc pas;
    2. il a également les chakras bien sûr,
    3. et en définitive, l’aura!

Par ces trois éléments nous pouvons être très aisément atteints, et nous le sommes assurément soyons-en certains, si du moins nous ne prenons pas garde à les protéger comme il se doit et de façon aussi efficace que simple. Pour ce qui est des autres corps subtiles, de notre conscience, voire de notre entité même, ils sont naturellement protégés de l’extérieure (l’astral en l’occurrence), du fait de l’incarnation, créant un rempart si puissant qu’il nous empêche d’ailleurs autant de nous souvenir que de prendre conscience de notre nature foncièrement spirituelle plutôt que transitoire et matérielle.

Afin de protéger le double aérien, il n’y a guère que l’exécution quotidienne d’un rituel adapté qui soit efficace. Il est simplissime (voire même simpliste à y regarder de pas trop près), mais redoutablement efficace s’il est exécuter avec sérieux (c’est-à dire avec CONSCIENCE et concentration). Pour information, il est intégré au « RITUEL DE NETTOYAGE DE L’INCONSCIENT ET DU KARMA » (le RiNIK) que vous pouvez télécharger gratuitement. Juste un détail au sujet de ce rituel (complet). Il doit être effectué… complètement, de bout en bout, du début à la fin. Il comprend donc le nettoyage du double aérien, du double sous-plantaire (je vous renvoie à la même rubrique que tout à l’heure concernant les corps subtils de l’homme pour tous les renseignements en rapport, ainsi que les chakras).

Pour protéger les chakras, outre le rituel envisagé à l’alinéa supérieur, il y a la suprêmement efficace onction au composé d’huile de santal (ou à l’huile essentielle de santal pur), à badigeonner sur le lieu de projections des sept chakras majeurs (au sommet de la tête, entre les sourcils, à la gorge au niveau de la fourchette sternale, au niveau du cœur sur le sternum entre les seins, au niveau du plexus solaire trois doigts au dessus du nombril, au niveau du chakra intestinal deux doigts en dessous du nombril, et enfin, pour le chakra racine, entre le sexe et l’anus, ou, variante, à la base du coccyx).

Pour trouver cette huile, vous pouvez chercher dans Google avec ces mots clefs « huile santal pure » ou en Anglais « pure sandalwood oil ». Que ce soit sur eBaye ou ailleurs vous trouverez assurément.

Enfin, pour ce qui est de l’aura, elle bénéficie entièrement de la protection exercée sur le double aérien et les chakras. En fait, de par son principe rayonnant, elle sera non seulement protégée par le seul fait de la protection des deux autres corps subtiles sensibles, mais en plus, elle rayonnera cette protection autour du corps! Dans ce cas de figure, elle est un peu la cause et la conséquence en même temps.

Dernière chose, il est un élément capital à ne surtout pas mésestimer. Il s’agit de la protection personnelle TALISMANIQUE. En effet, portez sur soi soit un symbole de protection (si possible non rattaché à un égrégore par lequel on pourrait atteindre le mage, QUEL QUE SOIT CET ÉGRÉGORE… ce n’est pas simple). Une exception toutefois. Si votre foi est IMMENSE en votre protection par l’intermédiaire d’un symbole rendu plus actif par votre propre foi que par l’égrégore auquel il est lié, alors votre protection sera supérieure à celle assurée par un symbole libre de toute attache! Eh oui, nous ne le répéterons jamais assez: ce n’est pas l’exercice de la magie qui fait le magicien, c’est le magicien qui rend ses actes magiques. En effet, la clef du pouvoir du magicien, c’est le magicien lui-même. Il est à lui seul, le magicien, la magie, le pouvoir, et l’instrument… ET il DOIT en être le but!

Vajra à 8 rayonsOutre le symbole protecteur (le magicien se tournera sûrement d’emblée vers le pentagramme cerclé – que l’égrégore wiccan ne parvient décidément pas à pervertir, mais à condition que les branches du pentagramme n’outrepassent pas le (double) cercle!!!), il y a aussi les figures talismaniques. En effet, porter sur soi la représentation d’un animal-totem (le lion par exemple) répercute dans toute la dimension de l’aura de celui ou celle qui le porte, l’image et l’énergie du lion! Le must du « nec plus ultra » en la matière nous vient une fois encore d’orient, il s’agit du vajra (l’idéal est d’en trouver à deux fois huit branches, comme sur l’image). Peu de choses au monde sont actuellement plus protectrices qu’un vajra porté sur soi (horizontal, il est plus défensif que vertical, alors plus offensif dans sa protection). Et comble de chance, c’est encore très à la mode en ce moment…

Bien sûr tout cela n’est vraiment valable qu’à la condition de ne pas exercer de pratiques de magie noire, laquelle a pour but déclaré (sinon c’est que vous êtes vraiment à côté de la question), de se salir psychiquement et spirituellement. On peut bien sûr se protéger même dans ce cas mais pas avec n’importe quel outil, faute de contrecarrer ses propres actions ou de faire fuir ses propres alliés (qui le feront bien payer au centuple). De toute manière, cette protection ne vaudra jamais à longs termes contre les retombées karmiques catastrophiques qu’engendre ce genre d’alliances, du moins à partir du moment où on y renonce.